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La bataille pour les accords bilatéraux n’est pas encore gagnée

Devant les délégués du Parti radical, réunis samedi en assemblée à Pfäffikon (SZ), le conseiller fédéral Pascal Couchepin (photo) a déclaré que, malgré les sondages positifs, rien n’était encore gagné. De mauvaises surprises peuvent toujours se produire.

Ce contenu a été publié le 08 avril 2000 - 14:51

Devant les délégués du Parti radical, réunis samedi en assemblée à Pfäffikon (SZ), le conseiller fédéral Pascal Couchepin (photo) a déclaré que, malgré les sondages positifs, rien n’était encore gagné. De mauvaises surprises peuvent toujours se produire.

Les 170 délégués du Parti radical-démocratique ont confirmé le mot d'ordre donné en novembre dernier en vue des votations du 21 mai prochain. Ils ont approuvé à la quasi-unanimité les accords bilatéraux (1 non et deux abstentions).

Le ministre de l’Economie Pascal Couchepin a souligné pour sa part que la bataille n'était pas encore gagnée. Pour lui, le danger ne vient pas du débat sur les bilatérales, mais de l'absence de débat. Une campagne de dernier moment, menée par des groupes déterminés, pourrait susciter des angoisses certes injustifiées, mais existantes à l'état latent.

Pascal Couchepin a déclaré que les accords bilatéraux n’étaient pas un produit miracle. Mais, selon lui, ils offrent aux entreprises suisses des chances supplémentaires. Les intérêts de l'économie ne coïncident pas toujours avec ceux des citoyens, a-t-il reconnu. Cependant, personne ne doute qu'une économie prospère profite à tous. «La libre circulation des personnes, qui peut provoquer des peurs, est donc favorable à chacun parce qu'elle favorise l'économie», a-t-il ajouté.

Le conseiller fédéral a aussi affirmé que la votation du 21 mai n'était pas une invitation à aller plus loin. «Un oui ne signifie rien d'autre qu'un oui aux bilatérales. Ceux qui prétendent le contraire n'expriment pas la volonté du Conseil fédéral ou trompent les électeurs», a-t-il martelé. «D'autres points en suspens doivent encore être réglés avec l'UE, notamment en relation avec la question de la sécurité et de l'asile». Pour le reste, «je suis convaincu qu'il est inutile de forcer le destin».

Le PRD est le troisième parti gouvernemental à se prononcer clairement en faveur des accords bilatéraux avec l'Union européenne. Le 15 avril prochain, ce sera au tour de l'UDC de donner son mot d'ordre.

swissinfo avec les agences




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