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La Belgique, une place d'honneur à la Bâtie

«L'avantage du doute» sera présenté à la Bâtie du 14 au 16 septembre. (Photo: Thomas Walgrave)

Avec les artistes du Plat Pays, le festival genevois se montre très généreux. Et c'est mérité.

A cette occasion, le public pourra découvrir comédiens, danseurs et performeurs majoritairement flamands et surtout très étonnants.

Ils sont arrivés en grand nombre à la Bâtie, ces Belges devenus les chouchous des scènes européennes. Les festivals leur font les doux yeux, et la Bâtie n'y échappe pas, qui invite des artistes flamands (à notre goût plus inventifs que les Wallons) à se produire à Genève.

D'ailleurs, Maurici Faré, directeur de la Bâtie, ne tarit pas d'éloges sur la scène culturelle belge. Il va jusqu'à nous dire que «la Suisse, pays multilingue comme la Belgique, pourrait prendre exemple sur les artistes du Plat Pays qui jouent aussi bien en français qu'en néerlandais et ont appris à gommer, via le théâtre, les frontières linguistiques».

Rapprochement culturel

Ce n'est pas Sara De Roo qui contredira Faré. La comédienne et metteuse en scène anversoise, présente à la Bâtie avec deux spectacles, nous confie: «En matière de théâtre, nous avons appris, nous Flamands, à aller vers les Wallons. Forcément, notre langue est peu parlée. L'usage du français nous est donc indispensable, d'autant que nous jouons beaucoup en France».

«Ce rapprochement culturel entre les deux communautés, poursuit-elle, est assez récent du reste. Il y a seulement deux ans que le Théâtre royal de Flandres (KVS) a été fondé à Bruxelles par des Flamands. Mais on a l'impression que cet élan vers nos compatriotes francophones est un trafic à sens unique, et pour cause... Les comédiens wallons font très peu de tournées. Ils sont sédentaires par rapport à nous qui sillonnons la Belgique. Je pense que les tournées sont le meilleur moyen d'établir un dialogue».

Membre du très apprécié et talentueux collectif anversois tg STAN, Sara De Roo a mis en scène et joué «Voir et Voir», un spectacle en français, très touchant, qui a été présenté les 3 et 4 septembre à la Bâtie. Mais celui qui suit est tout aussi «magnifique», lâche-t-elle, dans un rire. Il s'agit de «Titus» (les 6 et 7 septembre) réalisé d'après la pièce de Shakespeare par la compagnie Dood Paard.

Sobriété

Là aussi, Sara de Roo est dans la distribution, mais elle joue cette fois en néerlandais. Quand on s'étonne de ses talents, elle répond: «Je n'ai aucun mérite, c'est ma langue maternelle».

Pratiquant un théâtre sobre, drôle, ultra réaliste, loin de tout effet spectaculaire, tg STAN est une compagnie qui rameute les foules lorsqu'elle se produit. Le soir où nous avons découvert «Voir et Voir», la salle était comble.

On peut s'attendre à ce qu'elle le soit aussi au Forum Meyrin où le collectif présentera (du 14 au 16 septembre) «l'Avantage du doute». Un spectacle qui sera également donné (hors Bâtie) au Théâtre de l'Arsenic, à Lausanne, courant septembre.

Plus visuel...

Mais la Belgique à la Bâtie, ce n'est pas seulement du théâtre. C'est aussi de la danse et de la performance.

A voir donc «Erase-E (X)» (du 8 au 10 septembre), une pièce chorégraphique produite par Joji Inc.

Et last but not least, «Box, In Dancer#1 & Duet», une installation-performance signé Kris Verdonck.

swissinfo, Ghania Adamo

En bref

Jusqu'au 16 septembre, le festival de La Bâtie investit la ville et propose pas moins de 70 événements culturels dans une trentaine de lieux aussi divers et variés que le Théâtre de l'Orangerie, la salle PTR de l'Usine, la Villa Dutoit, ou un bus!

La Bâtie occupe également des espaces en «banlieue», de Plan-les-Ouates à Divonne.

La programmation s'articule autour de quatre grands axes : la Belgique, l'Italie, Zurich à Genève, et la gastronomie.

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