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La BNS croit à la reprise conjoncturelle

La décision de la BNS était attendue des experts.

(Keystone)

La Banque nationale suisse (BNS) a relevé jeudi son taux d'intérêt principal d’un quart de point.

C'est la deuxième fois en trois mois que la banque centrale helvétique relève ainsi ses taux. Elle table toujours sur une croissance économique proche de 2%.

L'institut d'émission relève de 25 points de base la marge de fluctuation du Libor (London interbank offered rate). Celle-ci oscillera ainsi entre 0,25 et 1,25% «jusqu'à nouvel avis», indique jeudi la BNS dans son appréciation trimestrielle de la situation économique et monétaire.

Le Libor est le taux principal auquel les banques se prêtent mutuellement des fonds. Il détermine en quelque sorte «le prix de l’argent».

Contrairement à celle de juin dernier, qui avait causé une certaine surprise, cette nouvelle hausse était attendue des experts.

Elle s'intègre dans un processus de normalisation après des baisses successives qui avaient amené les taux d'intérêt à un niveau historiquement bas en Suisse à partir du printemps 2003.

La BNS a confiance

«Cette décision indique clairement que la BNS a confiance en les prévisions de croissance économique. Et ceci est positif, autant pour les investisseurs que pour les ménages», commente Rudolf Walser, membre de la direction d’economiesuisse, la fédération des entreprises helvétiques.

L'objectif de maintenir le Libor au milieu de la fourchette, soit autour de 0,75%, se fonde sur une évolution conjoncturelle qui correspond aux attentes de la banque centrale.

A commencer par l'accélération de la croissance du produit intérieur brut (PIB), dont le taux devrait approcher 2% cette année, d'où la nécessité de réduire quelque peu le débit du robinet monétaire.

La BNS prévoit la poursuite de la progression des exportations et des investissements en biens d'équipement. Quant à la consommation privée, elle devrait afficher, selon elle, un caractère «robuste».

Le franc à la baisse

«La grande inconnue reste bien sûr l’effet que ceci va avoir sur les taux de change, poursuit Rudolf Walser. Nous espérons que cela ne va pas déboucher sur une hausse excessive du franc suisse, qui créerait des problèmes aux entreprises exportatrices».

Au mois de juin en effet, date du précédent resserrement de la politique monétaire de la BNS, le franc avait gagné un peu de terrain face aux autres monnaies.

Mais jeudi, c’est paradoxalement un mouvement inverse que l’on a pu observer peu après l’annonce de la décision de la banque centrale.

En début d’après-midi, le dollar s'échangeait contre 1,2715 franc, alors qu'il valait 1,26956 franc juste avant que tombe la nouvelle. L'euro de son côté coûtait 1,5455 francs, contre 1,5441 franc un peu plus tôt.

swissinfo et les agences

En bref

- Le Libor est le principal taux d'intérêt sur le marché de l'argent.

- La décision de le relever ou de l'abaisser montre si une banque centrale adopte une politique monétaire restrictive ou expansive.

- Lorsque le Libor monte, l'inflation menace et les loyers ont tendance à augmenter.

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