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La bourse sanctionne des rumeurs sur Swatch

Le leader mondial de l'horlogerie mis sous pression par deux ex-employés.

(Keystone)

L’action de Swatch Group a été malmenée à la bourse suisse vendredi. C’est la conséquence d’articles de presse rapportant que le groupe suisse se serait dérobé à diverses taxes.

Dans un communiqué, le numéro un mondial de l’horlogerie nie avoir violé la loi et met en cause deux ex-employés.

Bien qu’il apparaisse clairement que le groupe suisse n’a rien fait d’illégal, la simple évocation d’un possible scandale a suffi à effrayer les investisseurs, estiment divers analystes.

Le mouvement de vente répondait à des articles parus dans le Wall Street Journal Europe et le Financial Times.

Selon le WSJ, deux anciens employés du groupe ont déposé plainte aux Etats-Unis, alléguant que Swatch aurait utilisé une filiale asiatique pour contourner des impôts et taxes sur les importations. Et ce, dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis.

Après une ouverture en forte baisse (-10%), l’action Swatch au porteur se reprenait en milieu de journée (- 5%), suggérant une sur-réaction du marché.

«Dans le climat actuel, la moindre nouvelle se ressent fortement (sur le prix de l’action)», indique Roland Egger, de la Banque cantonale de Zurich.

Une enquête à l’interne

Concrètement, les deux ex-employés de l’horloger suisse accusent celui-ci d’évasion fiscale pour un montant de 180 millions de dollars par le truchement d’une manipulation des prix à l’interne.

Dans un communiqué, Swatch nie que ses décisions en matière de prix aient été prises pour des raisons fiscales. Mais indique prendre ces accusations «très au sérieux».

Conséquence: La direction a donné l'ordre de procéder à une enquête interne dès qu'elle a été informé de la plainte, déposée le 25 juin. Et selon le groupe, les premiers résultats de cette enquête font ressortir que «Swatch Group n'a pas violé la loi».

Swatch précise aussi qu'il est normal pour une entreprise de structurer ses activités de manière à payer le moins d'impôts possibles.

Une querelle entre ex-partenaires

S’agissant du traitement de ladite plainte, Swatch indique qu’il est le fait du Département américain du travail. «Le cas en question tient d'une pure querelle entre le groupe et les deux anciens employés», commente Swatch.

Selon le WSJ, les plaignants maintiennent que le management de Swatch a voulu occulter leurs allégations d’évasion fiscale en avril dernier, après qu’ils s’étaient plaint de ces pratiques à leurs supérieurs.

Les deux hommes, qui occupaient des postes de vérificateurs pour le Swatch Group en Asie, estiment également avoir fait l’objet de tracasseries de la part de Swatch.

Les reproches formulés par les deux anciens employés tombent selon eux sous le coup de la loi américaine Sarbanes-Oxley. Mais de son coté, Swatch Group juge qu'il n'est pas soumis à ces dispositions juridiques, n'étant pas coté aux Etats-Unis.

Plainte confirmée aux Etats-Unis

Les autorités américaines confirment la plainte, mais indiquent qu’elle est centrée sur l’aspect de la protection des employés, et non de la fraude.

Swatch assure que l'un des deux collaborateurs au moins veut obtenir des dédommagements supérieurs à ceux octroyés à leur départ.

Et le groupe d’affirmer que le cas a été soumis au Département américain du travail lorsqu’il a refusé de transiger avec les avocats des deux ex-employés.

swissinfo et les agences

Faits

Swatch Group a enregistré en 2003 un bénéfice net en baisse, à 492 millions de francs.

Son chiffre d’affaires a légèrement fléchi de 2%, à 3,983 milliards de francs.

Actif dans 50 pays, le groupe emploie quelque 20’000 personnes.

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