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La campagne contre la 5e révision de l'AI est lancée

Les opposants lors du lancement de leur campagne.

(Keystone)

La révision de l'assurance invalidité se fait sur le dos des plus faibles. Tel est l'argument principal de la coordination nationale militant pour le «non» en vue de la votation fédérale du mois de juin.

Les socialistes, les Verts et les syndicats rejettent cette révision soutenue par les partis bourgeois et le gouvernement.

Les opposants à la 5e révision de l'AI jugent le projet soumis au peuple le 17 juin prochain déséquilibré. Selon eux, seules les personnes atteintes dans leur santé en feront les frais, car il est inadapté à la réalité économique et sociale.

La coordination nationale qui milite contre la révision est convaincue que la nouvelle loi sur l'assurance invalidité (AI) se résume avant tout à des mesures d'économies sur le dos des personnes touchées et qu'elle conduit à un démantèlement social, à des discriminations et à des tracasseries.

Le système de détection précoce et les mesures d'intégration défendus par le gouvernement et la droite pour promouvoir l'insertion professionnelle plutôt que le versement d'une rente ne tiendront pas leurs promesses, prédit-elle.

Employeurs épargnés

«Tout le poids de la réinsertion repose sur les assurés. On ne demande rien aux employeurs, pas de quota et pas de protection contre le licenciement», déplore Robert Joosten, du Groupe romand d'accueil et d'action psychiatrique (GRAAP).

Le député genevois d'A Gauche Toute Pierre Vanek est persuadé que la détection précoce constituera même un moyen de pression supplémentaire sur les salariés.

Penser que la bonne volonté des entreprises suffira est un leurre. «Selon une étude, au moins 8% des emplois seraient adaptés aux personnes handicapées. Or elles n'en occupent que 0,8%», affirme le député socialiste bernois André Daguet.

Pour lui, il est inutile d'investir 500 millions de francs pour favoriser la réintégration s'il n'existe pas d'emplois.

«Cela ne fonctionne pas, malgré la bonne conjoncture, car le marché du travail actuel est inapproprié», renchérit la ministre cantonale écologiste zurichoise en charge des affaires sociales Monika Stocker.

Aide sociale

Autre souci: le sort des personnes sans soutien et le transfert de charges sur les cantons et les communes que cela implique, au travers notamment de l'aide sociale. Ces personnes ne disparaissent pas comme par magie, avertit encore Monika Stocker, sans toutefois citer de chiffres.

Les intervenants ont aussi fait part de leurs doutes sur le bien- fondé de cette révision sachant que le nombre des nouvelles rentes a déjà baissé de 30% depuis trois ans. Quant à la question du financement additionnel, nécessaire pour assainir l'AI, elle reste toujours ouverte, ont-ils critiqué.

Large coalition

La coordination nationale «Non à la 5e révision de l'AI le 17 juin» réunit des associations de personnes handicapées, des syndicats, ainsi que l'extrême gauche et les Verts. Le Parti socialiste a rejoint les rangs des référendaires sous la pression de sa base.

Les opposants à la révision comptent avant tout sur leur force de mobilisation. En termes financiers, ils disposent pour l'instant de quelques dizaines de milliers de francs.

Au final, le budget de campagne ne dépassera sûrement pas quelques centaines de milliers de francs, d'après le porte-parole de la coordination Tobia Schnebli.

swissinfo et les agences

Faits

Dette de l'AI à fin 2006: 9,3 milliards de francs.
Intérêts: 221 millions.
Nouvelles rentes en 2006: 19'600 (un record de 28'200 a été enregistré en 2003).
Rentes en 2006: 257'200.

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La 5e révision de l'AI

Lors de la session tenue en octobre 2006 à Flims, le parlement suisse a mis sous toit le projet de cinquième révision de l'Assurance invalidité.

L'objectif est d'alléger le budget de l'AI de 596 millions de francs en moyenne chaque année jusqu'en 2025.

De cette manière, l'AI atteindrait l'équilibre financier dès 2009 et aurait épongé sa dette d'ici 2024.

Pour y parvenir, la révision prévoit une action sur deux plans: d'une part, réduction de 30% du nombre des nouveaux rentiers par rapport au chiffre de 2003, grâce à une définition plus restrictive de l'invalidité, et de l'autre, diminution de certaines prestations.

Une petite organisation d'aide aux handicapés a lancé le référendum contre cette révision, avec le soutien des Verts.

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