Navigation

La Chine dans le viseur des PME exportatrices suisses

Ce contenu a été publié le 14 janvier 2016 - 11:26
(Keystone-ATS)

Les petites et moyennes entreprises (PME) exportatrices suisses abordent l’année 2016 avec confiance, tout en restant prudentes. Les pays émergents d'Asie, en particulier la Chine, ainsi que les Etats-Unis et le Royaume-Uni se profilent comme prometteurs.

L'indice Perspectives export des PME se monte à 51,4 points au début du premier trimestre, selon un communiqué diffusé jeudi par Switzerland Global Enterprise et Credit Suisse. S'il franchit de peu le seuil de croissance (50 points), il a néanmoins baissé par rapport au semestre dernier, où il pointait à 53 points.

Cet indicateur, créé en 2010, combine les attentes de plus de 200 PME au premier trimestre 2016 et les exportations effectivement réalisées au dernier trimestre 2015.

Quelque 31,5% des entreprises interrogées tablent sur une progression de leurs exportations au prochain trimestre, contre 32,3% il y a trois mois.

Près de la moitié (49,7%) s'attend à une stagnation de leurs ventes à l'étranger, en recul d'un point de pourcentage par rapport au trimestre précédent. Les PME craignant un recul de leurs exportations augmentent elle quelque peu pour se fixer à 18,8% (17,1% au dernier trimestre).

Regain d'intérêt pour les Etats-Unis

Parmi les entreprises interrogées, 91% disent vouloir vendre leurs produits en Europe au cours du prochain semestre. L'Allemagne reste en tête des destinations citées (80%), suivie de la France (56%), de l'Autriche (50%) et de l'Italie (41%).

Plus de la moitié des PME (54%) indiquent vouloir exporter en Asie-Pacifique au prochain semestre, contre 57% au trimestre précédent. Parmi les destinations à l'exportation les plus recherchées dans cette région, la Chine est citée en premier par 34% des entreprises, contre encore 40% au trimestre précédent.

Les Etats-Unis constituent la destination qui connaît le plus grand regain d'intérêt: 44% des PME suisses sondées disent vouloir y exporter au cours des six prochains mois, contre 38% il y a trois mois. Cet optimisme dénote une confiance accrue dans la conjoncture américaine, pointe le communiqué.

Le Japon et l’Inde figurent également parmi les destinations les plus recherchées de la région Asie-Pacifique, les deux pays étant chacun cité par 21% des entreprises.

Tendance baissière du franc

L'empire du Milieu demeure le premier marché vers lequel les entreprises sondées veulent faire des affaires, puisqu'elles sont 14% à citer ce débouché lorsqu'on leur demande les nouveaux marchés visés. La Scandinavie (11%), l'Allemagne et la Russie (chacune 10%) suivent.

Le franc suisse a perdu un peu de sa valeur et la tendance baissière attendue ces prochains mois devrait aider les PME à mieux profiter de la demande étrangère que l’an dernier, note le communiqué.

Les Etats-Unis devraient rester le pays où la demande en produits helvétiques sera la plus dynamique. La croissance y est attendue à 2,3% et le franc devrait perdre 11% de sa valeur lors des douze prochains mois.

Néanmoins, en Chine, une croissance économique de 7% ces douze prochains mois ainsi qu’une dépréciation du franc de 6% par rapport au yuan devraient maintenir élevée la demande de produits suisses.

Demande européenne modérée

De même, en Europe, une croissance de 2,5% est prévue au Royaume-Uni, avec une dépréciation du franc de 13% face à la livre sterling. Dans la zone euro, la demande devrait rester modérée. Avec une croissance attendue de 1,7% et une dépréciation du franc de 1,9% par rapport à l'euro, elle reste malgré tout le premier débouché des entreprises suisses.

L'Allemagne, visée par 71% des PME, reste en tête des principaux marchés cibles. Pour 29% d'entre elles, les Etats-Unis devraient être leur deuxième marché d'exportation à la fin 2016, à égalité avec la France. La Chine est mentionnée par 20% des sondées.

La demande étrangère de produits suisses se porte plutôt bien en ce début d’année, puisque le baromètre des exportations indique actuellement une valeur de 1. Ce chiffre correspondant exactement à la valeur à long terme, précise le communiqué. En 2015, la moyenne du baromètre a atteint 0,94.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.