La Chine multiplie les investissements au Pakistan

Le président chinois Xi Jinping est arrivé lundi matin dans la capitale pakistanaise Islamabad. Il va y dévoiler des projets d'investissements chiffrés à 46 milliards de dollars (près de 44 milliards de francs).

Le président Xi est arrivé peu avant 11h00 (09h00 en Suisse) à l'aéroport d'Islamabad où il a été accueilli par le Premier ministre Nawaz Sharif et le gotha politico-militaire pakistanais. Cette visite de deux jours sous haute surveillance est la première d'un chef d'Etat chinois en neuf ans au "pays des purs".

"Ces 46 milliards représentent l'ensemble de notre portefeuille de projets", dont certains sont déjà en cours, mais d'autres demeurent encore sur la table à dessin, a indiqué Ahsan Iqbal, ministre en charge de ces projets de développement.

Les deux pays misent sur des projets énergétiques de 16'400 Mégawatts, l'équivalent de la capacité actuelle du Pakistan. Ils discuteront également de projets d'infrastructures d'environ 11 milliards de dollars, a détaillé Ahsan Iqbal.

De la Chine au Pakistan

Mais la coopération entre les deux pays vise aussi à créer un "corridor économique", reliant le port pakistanais de Gwadar, sur la mer d'Arabie, aux régions occidentales de la Chine comme le Xinjiang, frontalières du Pakistan.

Le Pakistan a transféré en 2013 le contrôle du port en eaux profondes de Gwadar, dans la province instable du Baloutchistan, à une société publique chinoise. Une fois la route remise en état, ce port pourrait permettre de réduire de plusieurs milliers de kilomètres le trajet pour transporter le pétrole du Moyen-Orient vers l'ouest de la Chine tout en contournant l'Inde rivale.

Les deux pays misent aussi sur la construction d'un pipeline entre Gwadar et la ville pakistanaise de Nawabshah afin de distribuer du gaz naturel liquéfié importé du Moyen-Orient dans le sud du Pakistan.

Investissements multipliés

Pékin multiplie les investissements au Pakistan, géant musulman de près de 200 millions d'habitants miné par les attentats et une crise énergétique qui freine sa croissance économique. Celle-ci est néanmoins prévue à 4,3% en 2015 selon les projections du Fonds monétaire international (FMI).

Outre le commerce bilatéral, les questions de sécurité devraient être évoquées au cours de cette rare visite d'un chef d'Etat étranger au Pakistan.

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