La Coupe Spengler a 75 ans

Nostalgie, nostalgie... La Coupe Spengler en 1958. Keystone Archive

Entre réveillon et cotillons, le plus ancien tournoi par équipes du monde a acquis ses lettres de noblesse. Et s'est transformé en véritable poule aux oeufs d'or.

Ce contenu a été publié le 21 décembre 2001 - 08:29

Organisé pour la première fois au début du siècle en mémoire du défunt docteur Alexander Spengler, ce tournoi de Noël attire désormais chaque année des milliers de pèlerins sur les hauteurs enneigées de Davos. Six jours durant, la petite station grisonne prend des allures de Mecque du hockey sur glace.

La magie opère

Connaisseurs, amateurs du beau jeu et curieux. Par le rail ou la route, les hordes de fidèles se suivent inlassablement depuis Klosters et prennent le chemin du temple en bois qui abritera les joutes sportives. Là haut, au bout de la vallée. Hagards dans le froid du mois de décembre, quelques badauds errent encore aux abords de la patinoire à la recherche d'un précieux sésame. En vain.

Les hôtels et les restaurants affichent complets. Le village, d'ordinaire si calme, déborde d'une foule exubérante. Véritable industrie, le tournoi génère des millions. Un gage de survie pour le club grison. C'est la magie de la Coupe Spengler. Relayée par des médias du monde entier.

Le rendez-vous du beau jeu

Il faut dire que le jeu en vaut la chandelle. Savantes rencontres entre des équipes venues du nord, de l'est et de l'ouest, les matches programmés ont cette odeur de souffre propre à enflammer un public conquis d'avance. Tout acquis à la cause de la formation locale.

Esthétique, offensif, rapide. Que le hockey est beau lorsque l'enjeu est moindre et que le ballet des hockeyeurs se voit dépouiller des vils gestes, inhérents à toute compétition où seule la victoire compte.

Le public aussi se met au diapason. Il met aux oubliettes les comportements et les chants insultants qui font foi dans les gradins des patinoires le reste de la saison. C'est tout le hockey qui en sort grandi.

Mathias Froidevaux

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