La croissance suisse est à la traîne

La flambée des prix du pétrole mine l'économie mondiale. Keystone

En 2005, la croissance économique de la Suisse avoisinera les 1,9 % du produit intérieur brut (PIB), contre 2,9% dans la zone OCDE qui comprend 30 pays.

Ce contenu a été publié le 30 novembre 2004 - 15:31

Sous la pression de la flambée du prix du pétrole, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) revoit ses prévisions à la baisse.

L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) table désormais dans sa zone, qui comprend 30 pays dont la Suisse, sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,6 %.

Par contre la croissance économique est revue à la baisse à 2,9 % pour 2005.

Dans ses perspectives économiques semestrielles d'automne publiées ce mardi, l’organisation indique encore qu’elle s’attend à un taux de croissance de 3,1 % pour 2006.

La reprise se prolonge en Suisse

L'OCDE estime que la reprise amorcée en Suisse cette année va se prolonger grâce notamment à l'amélioration de l'environnement extérieur. Par contre pour l’année 2006, cette croissance de 2 % devrait se maintenir.

Ce développement devrait profiter au marché du travail à partir de l'an prochain tandis que l'inflation devrait quant à elle rester modérée, poursuit l'OCDE.

Par ailleurs, l'assainissement des finances fédérales en 2005 est nécessaire même si des résultats budgétaires meilleurs que prévus sont obtenus cette année, prévient l'OCDE.

Le déficit fédéral, qui est estimé entre 0,75% et 1% du PIB en 2003, «devrait se creuser légèrement en 2004 ». La Suisse a prévu d’élimin4er progressivement son déficit structurel à l’horizon 2007, en réduisant ses dépenses.

L'embellie conjoncturelle ne doit pas conduire à un relâchement des efforts pour stimuler la concurrence sur le marché intérieur et renforcer la croissance potentielle.

Quant à l’inflation, l’OCDE relève qu’elle devrait rester faible pour les deux prochaines années, avec un hausse attendue à 1%.

Les turbulences pétrolières

«Dans l'ensemble du monde, la croissance devrait s'inscrire à un niveau légèrement inférieur à son potentiel en 2005 avant de rebondir en 2006», prédit l'OCDE.

Dans ses précédentes statistiques, publiées le printemps dernier, elle tablait encore respectivement sur une croissance mondiale de 3,4 % pour 2004 et de 3,3 % pour 2005.

Ce n’est pas une surprise, la récente flambée des prix du pétrole pèse lourd sur l’économie mondiale. Néanmoins, malgré ces turbulences, l'économie mondiale devrait regagner en vigueur dans un avenir «raisonnablement proche», tempère l'OCDE.

Une décélération en Asie

Les performances économiques ont été contrastées au cours des derniers trimestres, selon l'OCDE. La décélération «a été particulièrement marquée au Japon et, hors zone OCDE, en Chine.

Aux Etats-Unis, elle a été moins prononcée mais néanmoins tangible et l'Europe continentale a peiné à reprendre de la vitesse.

Mais par-delà ces différences, «partout au sein de l'OCDE la confiance des ménages est restée médiocre».

Cette inquiétude s'est aussi propagée, plus récemment, aux chefs d'entreprise, avec un climat de confiance retombant à un niveau tout juste supérieur à la moyenne et de faibles espoirs de bénéficier d'un rattrapage de croissance dans les mois à venir, déplore l'OCDE.

swissinfo et les agences

Faits

Selon l’OCDE, la croissance en Suisse devrait avoisiner 2% du PIB en 2004. Pour 2005, les perspectives ont été revues à la baisse à 1,9% contre 2,3%.
Pour la zone euro, l'OCDE table sur 1,8% en 2004, 1,9% en 2005, puis 2,5% en 2006.
Pour les Etats-Unis, elle prévoit 4,4%, 3,3% et 3,6%.
Pour le Japon, elle pronostique 4%, 2,1% et 2,3%.
Pour la Chine (non-membre), la prévision recule de 9,2 à 8% 2005.

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En bref

- L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) regroupe 30 pays membres, tous attachés à la démocratie et l'économie de marché.

- Elle entretien des relations de travail avec plus de 70 autres pays, des ONG et la société civile. Ses publications et ses statistiques couvrent tout le champ économique et social.

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