Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

La débâcle d'ISL-IMM inquiète Séoul et Tokyo

Nouvelles tensions entre Sepp Blatter et les organisateurs de la Coupe du Monde 2002.

(Keystone Archive)

Hostiles dès le départ à l'octroi des droits audiovisuels par la FIFA au consortium suisse ISL/ISMM, les responsables japonais et coréens ne décolèrent pas contre la Fédération internationale de football. Ils attendent des explications de Sepp Blatter.

Il s'agit d'une nouvelle épine dans le talon d'un Mondial 2002, déjà miné par les rivalités entre Tokyo et Séoul. Mais, pour une fois, les organisateurs japonais et coréens du prochain mondial entonnent un refrain identique.

D'ordinaire habitués à se tirer dans les pattes, le Jawoc (Japon) et le Kowoc (Corée) craignent l'un comme l'autre d'avoir à payer les pots cassés de la débâcle d'ISL, dont la FIFA vient de reconnaître qu'elle pourrait lui faire perdre plus de 100 millions de francs suisses.

Le Japon, comme la Corée, n'ont toujours pas digéré le prix très élevé des droits audiovisuels imposé par le consortium en faillite. Ils reprochent en outre à la FIFA de les tenir à l'écart de la préparation technique de la retransmission de la prochaine coupe du monde.

La colère des organisateurs du Mondial 2002 n'est bien sur pas officielle. Dans leurs communications publiques, les deux comités affirment au contraire leur bonne entente avec l'organisation internationale basée à Zurich.

En privé, leurs responsables ne se privent en revanche pas de dénoncer l'opacité des accords conclus entre ISL et la FIFA, de plus en plus attaquée sur ce dossier. Ils attendent davantage d'explications de son président, Sepp Blatter, qui s'était en vain évertué à les rassurer au début mai, lors d'une visite à Tokyo, puis Séoul.

Ces nouvelles tensions ne sont pas innocentes. Depuis des mois, les grands groupes de communication des deux pays aimeraient obtenir de la FIFA un traitement de faveur. Cette demande est surtout très forte en Corée, où les chaînes de TV sont moins fortunées qu'au pays du soleil-levant.

La vente des droits TV et marketing de la coupe du monde 2002 au pays du matin calme n'est d'ailleurs pas scellée. Les négociations se poursuivent entre les chaînes de télévision nationales.

Au Japon, la très puissante NHK a de son coté décidé de mettre l'accent sur la télévision haute définition, dont les droits et les conditions de retransmission font l'objet d'accords spécifiques.

Philippe Marret, Séoul

×