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La dernière bataille d'Adolf Ogi

Kaspar Villiger et Adolf Ogi lors de la conférence de presse, jeudi à Berne.

(Keystone)

Le ministre suisse de la Défense, Adolf Ogi, a lancé jeudi la campagne contre l'initiative socialiste pour limiter les dépenses de l'armée. Au lendemain de l'annonce de sa démission, il entame ainsi son dernier grand combat politique.

Le peuple est invité à se prononcer le 26 novembre sur l'initiative «Economiser dans l'armée et la défense générale - pour davantage de paix et d'emplois d'avenir». Celle-ci demande que les dépenses militaires soient graduellement réduites jusqu'à atteindre la moitié du budget de 1987, au plus tard dix ans après son éventuelle acceptation.

En compagnie du ministre des Finances Kaspar Villiger, Adolf Ogi a dit jeudi tout le mal qu'il pensait de cette initiative. Prenant l'exemple du Proche-Orient, le ministre de la Défense a souligné que le monde reste dangereux. Amputer l'armée de la moitié de ses moyens entraînerait donc un manque de sécurité «inacceptable» pour la Suisse.

De plus, réduire le budget militaire serait le meilleur moyen de rendre la réforme «Armée XXI» inefficace. Enfin, le ministre de la Défense n'est pas dupe des réelles intentions des initiants: la réduction prévue est le premier pas pour supprimer purement et simplement l'armée.

Kaspar Villiger, de son côté, a rappelé que le Département de la défense est celui qui a fait le plus d'économies ces dernières années. En 2002, les dépenses militaires seront de 28 pour cent inférieures à celle de 1987.

Le gouvernement craint par ailleurs que l'armée n'ait les mains liées longtemps après l'éventuelle acceptation de l'initiative. Les initiants réfutent toutefois cet argument: selon eux, ses effets ne s'étendront pas sur une période supérieure à dix ans.

Enfin, les deux ministres ont souligné que l'initiative socialiste mettrait plusieurs milliers d'emplois en péril. Certes, l'initiative prévoit un fonds de reconversion d'un milliard de francs pour les industries liées à l'armée. Mais pour les deux hommes, les subventions ne sont pas une bonne méthode pour sauvegarder les emplois, notamment dans les régions périphériques.

Olivier Pauchard

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