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La droite dure à l'assaut de la santé trop chère

Les leaders de l'UDC devant la chancellerie fédérale: juste à temps.

(Keystone)

L'UDC (parti de la droite dure) a finalement réussi à réunir dans les temps les 100’000 signatures nécessaires pour son initiative populaire visant une baisse des primes d'assurance maladie.

Un peu plus de 102’000 paraphes ont été transmis mercredi à la chancellerie fédérale à Berne.

Les signatures ont été déposées le dernier jour du délai de 18 mois, après un «sprint final époustouflant». Devant la presse, le président de l'UDC Ueli Maurer n'a pas caché qu'il avait fallu travailler «très dur» pour y arriver.

Les 102’186 signatures déjà validées par les communes devront encore être examinées par la chancellerie fédérale. Le député zurichois a admis qu'il ne dormira vraiment sur ses deux oreilles que dans trois semaines environ. Il est toutefois confiant, car en général seulement 1% des signatures sont déclarées non valables à ce stade, a-t-il indiqué.

Catalogue à revoir

L'initiative, dite «Pour la baisse des primes d'assurance maladie dans l'assurance de base» vise notamment à ce que les assureurs soient libres de choisir les médecins avec lesquels ils veulent collaborer et que le catalogue des prestations remboursées soit réduit. Elle prône davantage de transparence, une meilleure conscience des coûts et une simplification des structures.

Lors du lancement de l'initiative début 2003, l'UDC avait estimé que ses propositions permettraient de faire baisser les primes de 20% environ. Elle se montre désormais plus prudente.

«Ce chiffre est réaliste en l'état actuel, mais il pourrait changer selon l'évolution», a expliqué Ueli Maurer. C'est pourquoi le parti ne sait pas encore s'il va utiliser cet argument dans la campagne en vue de la votation, a-t-il précisé.

Refonte

L'UDC est d'avis que l'augmentation continue des primes de l'assurance maladie depuis l'entrée en vigueur de la LAMal en 1996 est la preuve que cette loi est un échec. «Les corrections légales ne peuvent pas endiguer cette hausse. Il faut une refonte du système», a souligné Jean Fattebert, vice-président de l’UDC.

Le parti n'est pas convaincu par les propositions en discussion au Conseil fédéral et au Parlement après l'échec de la 2e révision de la LAMal. «Le train a été remis sur les rails, mais on ne sait toujours pas quelle direction il va prendre», a relevé pour sa part le député zurichois Toni Bortoluzzi.

Dans la constitution

Pour éviter une politique «en zig-zag», l'UDC estime nécessaire que les grandes lignes de l'assurance maladie fassent l'objet d'un débat public et qu'elles soient fixées dans la constitution fédérale. «Les détails doivent ensuite être réglés dans la loi, notamment le degré de solidarité que l'on veut», a relevé M. Fattebert.

L'UDC se défend toutefois de vouloir créer une médecine à deux vitesses. Mais il faut distinguer entre ce qui est «convenable» et ce qui relève du «luxe», et laisser le choix aux gens, selon le député vaudois. Le catalogue actuel est «antisocial» car il oblige des milliers de personnes à payer pour des prestations qu'elles n'utilisent pas, a renchéri Ueli Maurer.

Une autre initiative

Une autre initiative populaire dans le domaine de l'assurance maladie est en cours de récolte des signatures. Soutenu par la gauche, le texte vise la création d'une caisse unique en Suisse et la fixation des primes en fonction de la capacité économique des assurés. Quelque 55’000 signatures ont été réunies jusqu'à la mi-juillet, alors que le délai de récolte court jusqu'au 10 décembre.

swissinfo et les agences


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