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La fête, au rythme du calendrier

Quelques objets collectés par le Musée d'ethnographie lors de la Saint-Valentin.

(MEN)

Le Musée d’ethnographie de Neuchâtel s’offre un vaste programme pour célébrer ses cent ans.

Manifestations festives, culturelles et scientifiques vont rythmer l’année 2004. Au programme notamment: les rites calendaires.

Pour célébrer ses cent ans, le Musée d’ethnographie de Neuchâtel bouleverse ses habitudes. La salle d’exposition temporaire est transformée successivement en bar, en club, en salle de spectacles ou en cinéma.

Les portes sont ouvertes au public en dehors des horaires traditionnels. Et parfois jusque tard dans la nuit… La fête, quoi! La fête, tout au long de l’année. Puisque le MEN a choisi de célébrer les rites calendaires, un thème cher aux ethnologues.

Tout a commencé le 6 janvier avec les Rois. Puis, la Saint-Valentin. A chaque fois, le public est invité à apporter un objet lié à la célébration du jour. En échange, il reçoit un verre de vin, un repas. L’échange de dons, autre thème cher aux ethnologues.

Etrange collection

Les objets sont ensuite exposés dans les vitrines des collections permanentes du musée. Du coup, les couronnes des Rois juxtaposent des objets égyptiens datant de 2500 avant J-C. Et les cœurs de la St-Valentin sont déposés près des masques africains.

Jusqu’ici, le MEN a déjà récolté toutes sortes de choses. Fèves, cœurs, dessins, poèmes,… Et même des préservatifs. Des objets chargés d’émotion aussi. Une dame a, par exemple, apporté une lampe de mineur que son mari, décédé aujourd’hui, lui avait offert à la St-Valentin de 1956.

«On ne sait pas ce que va devenir cet objet auquel on tient une fois qu’on ne sera plus là. Si on le met au musée, il va poursuivre sa vie d’objet dans un patrimoine. C’est une façon de se rassurer», commente Jacques Hainard.

Le musée, un lieu qui rassure

«J’ai toujours pensé que le musée est un lieu qui rassure, poursuit le conservateur du MEN. Parce que le patrimoine y est préservé. On ne sait pas toujours très bien de quoi est constitué ce patrimoine, mais tout le monde s’accorde sur la nécessité d’en constituer un pour les générations futures.»

Et où finira l’étrange collection calendaire? «Nous analyserons ce que nous avons récolté à la fin de l’année pour décider s’il y a lieu de faire une exposition spécifique, répond Jacques Hainard. Pour l’instant, c’est la découverte de fête en fête.»

Et elle se poursuivra ainsi jusqu’au Nouvel An. Avec un Réveillon peut-être, «s’il nous reste un peu d’argent», précise le conservateur.

swissinfo, Alexandra Richard

En bref

Au programme

- Deux expositions: «Touaregs, nomades du désert», jusqu’au 18 avril. Puis, «Portraits des ancêtres», du 28 février au 31 décembre, qui illustrera 100 ans d’ethnographie à Neuchâtel.

- De mars à décembre, un cycle de conférences, «Le parti pris des choses», abordera le rôle et l’influence des objets dans notre vie quotidienne.

- Du 1er avril au 6 mai, les rencontres «Penser au présent» inviteront des ethnologues, des journalistes et des personnalités à s’exprimer sur des sujets d’actualité.

- Plusieurs colloques sont aussi prévus. La «Semaine du sport», par exemple, réunira des spécialistes des sciences humaines pour évoquer la pratique sportive sous l’angle de l’émotion et de la passion.

- Le 15 mai aura lieu la cérémonie officielle du Centenaire avec une création musicale.

- En juin et juillet, les ethnocturnes. Tous les jeudis et vendredis soir, le musée accueillera des concerts de musique ethnique.

- En automne, un festival du film ethnographique sera organisé en collaboration avec le Festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFF).

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