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La facture du sauvetage de Goumois est salée

Ernst Buschor, directeur de l'Instruction publique de Zurich, a promis à la municipalité de Goumois une participation financière suisse maximum au coût des opérations de secours.

(Keystone Archive)

Le premier bilan des opérations de secours des huit étudiants suisses bloqués pendant trois jours dans une grotte à Goumois s'élève à environ 300 000 francs suisses. Mais attention, la facture ne comprend ni les moyens nationaux français ni les secours suisses...

«Le montant global de l'intervention peut être estimé à 1 230 000 francs», «hors les moyens nationaux français et ceux de la Confédération helvétique (spéléologues et moyens divers de pompages) non facturés», a indiqué samedi dans un communiqué la préfecture du Doubs.

La préfecture française rappelle qu'un accord franco-suisse prévoit qu'en cas d'assistance mutuelle sur une catastrophe dans une zone transfrontalière, chaque pays prend en charge le «coût de ses propres moyens».

Le préfet du Doubs, Alain Géhin, a d'autre part rencontré vendredi à Goumois Ernst Buschor, conseiller d'Etat et directeur de l'Instruction publique du canton de Zurich.

M. Buschor a «fait part de sa volonté, compte tenu du caractère exceptionnel de cette intervention, de mettre en oeuvre toutes les conditions de la participation financière helvétique au coût des opérations de secours», précise le communiqué.

Les rescapés du gouffre de Goumois participaient à un exercice pédagogique visant à développer leurs compétences sociales dans une situation difficile. Ils avaient eux-mêmes choisi ce module. La visite du gouffre de Goumois faisait partie d'une palette d'activités organisées au cours de cette semaine de formation.

En attendant les conclusions l'enquête, Le Temps est revenu samedi sur la préparation de l'expédition par la société Altamira. Son directeur, Valentin Vonder Mühll, qui «connaissait la grotte du Bief Paroux comme sa poche», n'avait toutefois pas connaissance - comme la municipalité de Goumois du reste - d'une étude géologique. Publiée en 1977, celle-ci indiquait que «cette grotte était menacée par des pénétrations d'eau», mais sans préciser ni le délai ni la rapidité de la montée.

swissinfo avec les agences

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