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La fin d'une galère pour Expo.02

Les navettes iris sont sauvées! Keystone Archive

Iris naviguera. Les inspecteurs de l'Office fédéral des transports ont homologué les navettes d'Expo.02. Ce qui met un terme à des rumeurs sur leur avenir.

Ce contenu a été publié le 13 mars 2002 - 15:35

A moins de quatre-vingts jours de l'ouverture d'Expo.02, une trentaine de points restaient en suspens. Ils ont été placés sous la loupe scrutatrice des inspecteurs de l'Office fédéral des transports (OFT).

Le système d'extinction d'incendie et de pompage en cas de voie d'eau étaient remis en question: finalement, tout va bien. L'équipement pour l'accès des personnes handicapées? Adéquat. Les filtres pour réduire la production de suie? Conformes. Les nuisances sonores? Limitées. Quant aux eaux usées, elles sont éliminées selon les normes en vigueur.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes: les navettes vogueront pour Expo.02. Et pourtant... la rumeur prédisait le pire.

Un pointillisme excessif

Des observateurs reprochaient à l'OFT un pointillisme excessif motivé par le goût du perfectionnisme. Certains journaux ont même fait état de lenteur suspecte prédisant que les navettes resteraient en rade pour l'Expo. La pression était forte. Sans homologation, les fleurons d'Expo.02 se transformaient en rafiots de la méduse entraînant, dans leur sillage, le naufrage de tout le concept.

Selon les révélations du quotidien Le Matin de samedi dernier, l'homologation des six catamarans tardait. «Faux!», rétorquait alors Yves de Kerangat.

Pour le chef de projet chez Iris Catamarans, la phase d'homologation suivait parfaitement un programme établi en octobre 2001 au moment de la livraison des deux navires «Lyon» et «Sydney». Epoque où l'Office fédéral des transports avait délivré un permis provisoire pour former les pilotes.

TGV des mers

Les chantiers Iris Catamarans réalisent la moitié des travaux de construction en France. Coques et cockpits sont assemblés à La Rochelle, puis démontés, transportés et réassemblés ensuite en Suisse.

«Le montage en situation des embarcations demande une information complémentaire pour obtenir des bateaux parfaits du point de vue de la sécurité et du confort des passagers, souligne Yves de Kerangat. Les aménagements et les modifications exigées par l'OFT sont intégrés dans le coût des navires.»

Les navettes Iris sont surnommées les «TGV des mers». Les modèles 6.1 voguent au large de la Martinique et des Baléares. C'est la version 6.2 qui est proposée pour l'Expo. Leur vitesse maximale en Suisse sera limitée à 30km/heure pour les petites navettes et à 70km/heure pour les grandes.

Longue galère

En 1995, elles figuraient déjà dans l'étude de faisabilité d'Expo.01: idéalement, une vingtaine d'embarcations devaient sillonner allègrement les trois lacs.

Mais très vite, les associations écologistes montent aux barricades jugeant les navettes peu respectueuses de l'environnement. En 1998, le Département des transports (DETEC) accorde la concession à 15 navettes. La même année trois recours sont déposés au DETEC.

Expo.01 accepte alors de limiter l'emploi des Iris aux trajets entre Neuchâtel et Yverdon. Les recours sont retirés. Finalement, au gré des écueils de l'Expo, la flotte se réduit à six bateaux.

En août 2000, Expo.02 annonce qu'en raison du report de la manifestation, les embarcations coûteront 4,5 millions de plus que prévu, parce qu'elles ne seront pas disponibles à la vente avant fin 2002. Au final, la facture des navettes Iris s'élève à 18 millions de francs.

tsr.ch/Emmanuel Tagnard

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