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La Grande-Bretagne veut reconquérir les touristes suisses

Vache folle, fièvre aphteuse... Les Suisses sont moins attirés par les vertes prairies britanniques et irlandaises.

(Keystone)

C'est avec tous les honneurs que les représentants du tourisme international viennent d'être reçus en Grande-Bretagne: rencontre avec le Duc d'Edimbourg et déjeuner avec le Premier ministre Tony Blair. Parmi ces «happy fews», un représentant d'une agence zurichoise dont les affaires ont, dit-il, été affectées par l'épizootie de fièvre aphteuse.

Les conséquences de l'épizootie de fièvre aphteuse commencent à se faire sentir en Suisse. C'est en tout cas l'avis d'Herbert Baumann de Falcon Travel, une agence de tourisme zurichoise «numéro un pour la Grande-Bretagne et l'Irlande». Herbert Baumann estime qu'il risque de perdre 30% de ses affaires, principalement pour les destinations rurales. La capitale, Londres, est moins affectée.

«Les mois de mars et d'avril sont cruciaux pour les réservations des vacances d'été, explique-t-il. Nous dépendons de ces réservations. La Grande-Bretagne n'est pas une destination de dernière minute. Mais pour l'instant, les gens attendent de voir.»

Wait and see... Herbert Baumann dit aussi qu'il a enregistré un «important» nombre d'annulations. «Cela s'est fait sentir tout particulièrement au début de cette crise. Les gens avaient peur, ils se demandaient même s'ils pourraient manger de la viande.»

C'est pour combattre ces mythes que la British Tourist Authority a organisé ce «sommet». La crème du tourisme international a été invitée: des Américains, des Canadiens, des Japonais et des Européens.

Divisés en deux groupes, ces Tour operators ont été baladés à travers le pays, un itinéraire chargé et qui les a conduit, ce vendredi, au château de Windsor pour rencontrer le Duc d'Edimbourg, puis à un déjeuner avec le Premier ministre en personne, Tony Blair.

Ces prestigieux rendez-vous sont une illustration des efforts faits par la Grande-Bretagne pour «sauver» son industrie du tourisme. Selon des chiffres publiés récemment, ce secteur risque de perdre plus de 10 milliards de francs suisses.

Les premières estimations pour ces vacances de Pâques ne sont pourtant pas si mauvaises que ça. Le message martelé par le gouvernement commence peut-être à passer. Herbert Baumann se dit en tout cas «rassuré»... Il a même «vu des moutons».

Véronique Roess, Londres

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