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La guerre contre les mines va de l'avant

Les mines représentent encore un danger pour la population dans plusieurs pays. Ici, au Cambodge.

(Keystone)

La lutte contre les mines progresse, mais il reste beaucoup à faire, constate l'ambassadeur suisse Jürg Streuli à l'issue de la Conférence de Zagreb.

Les signataires de la Convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel étaient réunis en Croatie pour faire le point sur l'évolution du déminage.

En vigueur depuis 1999, la Convention d'Ottawa interdit la production, l'usage, le stockage et le transfert des mines antipersonnel. L'an dernier à Nairobi, au Kenya, les signataires de la convention ont adopté un plan d'action de cinq ans pour éradiquer les mines d'ici 2009.

Lors de la Conférence de Zagreb, ils ont fait le point sur la mise en œuvre de ce plan d'action. «Nous avons fait des progrès. De nouveaux pays ont signé la convention cette année», observe le représentant de la Suisse Jürg Streuli.

L'ambassadeur helvétique regrette toutefois que certains grands pays n'aient toujours pas signé la Convention d'Ottawa. Parmi eux, les Etats-Unis, la Russie et le Pakistan.

D'ici 2009

«Nous sommes également conscients que certains pays ont des difficultés à réaliser les travaux de déminage dans les délais fixés par le plan d'action adopté à Nairobi», souligne encore Jürg Streuli.

«L'une des grandes questions est de savoir si les pays parviendront à respecter le calendrier», ajoute Stephan Nellen, directeur du Centre international de déminage humanitaire de Genève.

Stephan Nellen estime que des progrès «réels, mais pas extraordinaires» ont été réalisés jusqu'ici. «Il reste encore beaucoup à faire, en matière de déminage, mais aussi dans l'aide aux victimes des mines antipersonnel.»

Ce qui amène l'ambassadeur Jürg Streuli à émettre quelques doutes quant aux chances de parvenir aux objectifs de Nairobi d'ici 2009. «C'est un programme passablement idéaliste. Mais si nous ne nous fixons pas des objectifs ambitieux, nous n'arriverons à rien».

L'un des défis majeurs pour la communauté internationale, selon Stephan Nellen, est de mettre en place des programmes de déminage dans un nombre croissant de pays.

«Bien sûr, il y a des mines antipersonnel en Angola et au Cambodge. Tout le monde le sait. Mais désormais il y a aussi le Vietnam, l'Iran et l'Irak, par exemple.»

Contribution suisse

La Suisse est active depuis des années dans la lutte contre les mines antipersonnel. Elle est aussi le plus important contributeur pour le Centre international de déminage de Genève.

L'ambassadeur Jürg Streuli souligne que le gouvernement helvétique s'est fixé deux objectifs principaux pour l'année à venir. Le premier sera de mener à bien son rôle de co-présidente du comité d'assistance aux victimes de mines antipersonnel.

Le second sera d'attirer l'attention sur le fait que les mines ne résultent pas uniquement de conflits internationaux, mais aussi de guerres civiles. «C'est un point sur lequel nous souhaitons concentrer nos efforts en 2006», conclut Jürg Streuli.

swissinfo, Ramsey Zarifeh
(Traduction de l'anglais: Alexandra Richard)

Faits

La Convention d'Ottawa est née en décembre 1997. Elle est entrée en vigueur en 1999.
147 pays, dont la Suisse, l'ont signée.
La Conférence de Zagreb s'est achevée vendredi.
La prochaine réunion des signataires de la convention se tiendra à Genève.
En 2006, le gouvernement suisse va consacrer 15,9 millions de francs aux programmes de déminage et d'aide aux victimes de mines antipersonnel.

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