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La hausse des primes maladie stoppée

Bonne nouvelle pour les assurés, mais l'embellie pourrait n'être que passagère.

(Keystone)

En moyenne, les primes d'assurance maladie ne devraient augmenter que de 0,5% l'an prochain. C'est la hausse la plus faible depuis l'instauration de la nouvelle loi en 1996.

Une bonne nouvelle qui s'explique par l'augmentation plus faible que prévu des coûts de la santé et par les bons résultats des caisses maladie.

Les caisses maladie avaient jusqu'à mardi pour déposer leurs demandes pour l'établissement des primes de l'année à venir à l'Office fédéral de la santé publique.

Et les sondages ont montré que les primes de l'assurance de base devraient augmenter de 0,5% seulement, ce qui constituerait la hausse la plus faible depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur l'assurance maladie (LAMal) en 1996.

Mais comme le précise le site Internet comparis.ch, les prévisions restent différenciées selon les caisses. Ainsi, les variations de primes devraient être comprises entre + et - 2%.

1,3% en moyenne chez Helsana

Pour sa part, le groupe Helsana, leader suisse de la branche, augmentera ses primes 1,3% en moyenne. Là aussi, les hausses seront différenciées. Dans 30 des 43 régions couvertes par les diverses assurances appartenant au groupe, les assurés paieront même des primes plus basses qu'en 2007.

L'assureur explique ces baisses par le bon résultat de l'entreprise en 2006 et par le fait que l'année dernière, la hausse des coûts de la santé a été inférieure à la moyenne.

Quelque 1,3 million de personnes ont conclu leur assurance maladie de base chez Helsana. Le groupe possède les assurances Progrès, sansan, avanex et aerosana.

Embellie passagère

Dans une interview parue mardi dans le quotidien alémanique 'Blick', le directeur d'Helsana, Manfred Manser tempère la bonne nouvelle. Selon lui, il n'y a là aucune raison de se réjouir, puisque depuis le début de l'année, les coûts de la santé augmentent à nouveau normalement, soit d'environ 4%.

Manfred Manser demande une discussion de fond sur les prestations qui pourront encore être couvertes à l'avenir par l'assurance de base et celles que les assurés devront prendre en charge eux-mêmes.

Question de responsabilité

Selon le directeur d'Helsana, si les patients veulent des baisses de primes, ils doivent prendre leurs responsabilités.

Ainsi un tiers des assurés demande des analyses supplémentaires inutiles. Et malheureusement trois quarts des médecins les leur accordent, regrette Manfred Manser.

Helsana propose que les assurés qui vivent sainement soient récompensés par des primes plus basses. Son directeur imagine un système où les assurés qui participeraient à des cours de nutrition ou de sport recevraient des points qui leur donneraient droit à des baisses de primes de l'ordre de 10 à 15 %.

swissinfo et les agences

Obligatoire et privée

En Suisse, l'assurance maladie est régie par une loi fédérale, la LAMal. Entrée en vigueur en 1996, en remplacement d'un texte datant de 1912, elle a introduit le principe d'une assurance de base obligatoire.

L'assurance est gérée par plusieurs dizaines de caisses privées, toutes soumises au contrôle de l'Etat, qui donne notamment son feu vert au montant des primes. Celles-ci varient d'un canton et même d'une région à l'autre.

Le 11 mars 2007, le peuple suisse a refusé (par plus de 70% des voix) une initiative populaire soutenue par la gauche qui voulait remplacer le système actuel par une caisse unique étatique, avec des primes fixées en fonction du revenu.

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