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La justice indonésienne s'acharne sur un journaliste suisse

Apparemment, Oswald Iten a juste fait son travail de journaliste.

(Keystone Archive)

Les choses vont de mal en pis pour le journaliste de la NZZ, arrêté samedi dans la province indonésienne d´Irian Jaya. Les autorités ont décidé de le juger, malgré les appels en faveur de sa libération. Oswald Iten risque cinq ans de prison.

«Pourquoi devrions-nous le libérer maintenant», s'exclame le chef de la police de Jayapura, la capitale de la province d'Irian Jaya. Pour Sylvanus Wenas, le journaliste suisse a violé les droits que lui conférait son visa de touriste. Il devra donc suivre le processus normal tel qu'il est prévu par la loi indonésienne.

Or, si Oswald Iten doit attendre de comparaître devant une Cour de justice en Indonésie, sa privation de liberté risque d'être longue et pénible. Légalement, la police dispose de 40 jours pour l'interroger.

Pour leur part, les procureurs ont 70 jours pour mettre au point leur accusation. Sans compter que le procès lui-même peut durer jusqu'à 60 jours.

Tout ce processus pourrait donc prendre plus de cinq mois, sans parler de la peine elle-même. Oswald Iten affirme qu'il risque jusqu'à 5 ans d'emprisonnement.

Le Suisse faisait des photos lorsque les forces de l'ordre indonésiennes ont occupé un centre culturel abritant le siège du mouvement indépendantiste papou. Ce qui lui a valu d'être arrêté.

Dix personnes, des séparatistes en grande majorité, ont trouvé la mort vendredi et samedi derniers dans des affrontements avec les forces de l'ordre à l'occasion de manifestations commémorant le 39e anniversaire de la tentative de déclaration d'indépendance de la «Papouasie occidentale» en 1961.

La mobilisation pour sortir du guêpier Oswald Iten a été rapide. Actuellement, les avocats du journaliste ainsi que l'ambassade de Suisse à Jakarta font tout pour accélérer les choses. De son côté, l'association internationale Reporters Sans Frontieres a écrit au Ministre de l'Intérieur indonésien pour réclamer sa libération.

Pour l'heure, tous les appels en faveur de la libération rapide du ressortissant suisse n'ont pas été entendus.

Pire: le premier secrétaire de l'ambassade helvétique Nobert Berlocher a pu constater - lors de la visite qu'il a rendu à Oswald Iten - les conditions de détention déplorable du Zougois. Ce dernier partage une petite cellule sans toilette avec 28 co-détenus.

Niki Nadas, Djakarta

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