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La justice sénégalaise blanchit une filiale de Nestlé

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(Keystone)

Nestlé Sénégal a obtenu gain de cause à Dakar dans le procès intenté pour diffamation contre le président d´une association de consommateurs. Celui-ci avait appelé au boycott d´un lait concentré sucré qu´il jugeait non conforme aux normes alimentaires.

Les faits remontent au milieu de l'année. Momar Ndao, président national de l'ASCOSEN, Association des consommateurs du Sénégal, regroupant selon lui plus de 15 000 adhérents, avait accusé la filiale de Nestlé de diffuser sur le marché local un lait concentré sucré présentant une qualité microbactériologique insatisfaisante. Dans la foulée, il avait publiquement appelé au boycott de ce produit.

«Je ne dis pas que ce lait concentré est impropre à la consommation, nous avait-il déclaré à l'époque, je dis qu'il n'est pas conforme aux normes». Il se défendait d'ailleurs de vouloir faire la guerre à Nestlé: «Nous n'avons jamais essayé de créer des problèmes aux entreprises, nous voulons seulement faire en sorte qu'elles respectent les normes».

A l'appui de ses accusations, Momar Ndao se référait à quelques échantillons de produits achetés sur un marché de la capitale qu'il avait ensuite confiés pour analyse à l'Institut Pasteur de Dakar. Lequel, disait-il, aurait alors décelé la présence anormale de bactéries coliformes, autrement dit des germes d'origine fécale.

L'administration sénégalaise et la multinationale ont fait procéder à des contre-expertises. A Dakar, le laboratoire se dégageait de toute responsabilité concernant le prélèvement et l'échantillonnage du produit examiné. A Vevey, au siège suisse de la multinationale, on confirmait qu'aucune analyse n'avait mis en évidence la moindre trace d'éléments suspects.

Il faut savoir que les normes internationales tolèrent généralement jusqu'à un maximum de dix de ces bactéries coliformes par gramme de lait. Mais que, selon les spécialistes, la valeur indicatrice de ce germe reste cependant relativement imprécise, contrairement à ce qui se passe avec la salmonelle par exemple.

Bref, cette controverse quelque peu embrouillée également par des questions de personnes a fini devant un tribunal de première instance. Le verdict est tombé jeudi. Le président de l'association sénégalaise a notamment été condamné à une peine de trois mois de prison avec sursis, assortie d'un versement de cinq millions de francs CFA (soit environ 12 000 francs suisses) de dommages et intérêts à la société Nestlé.

L'accusé, qui dans le temps requis par la loi n'a pu fournir la preuve de ses allégations, a immédiatement annoncé qu'il faisait appel. Du côté de la multinationale, tant au Sénégal qu'en Suisse, on se dit pleinement satisfait du verdict sans vouloir épiloguer davantage.

Bernard Weissbrodt

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