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La libre circulation des personnes est menacée

N'y aura-t-il que des chauffeurs de l'Est au volant des camions suisses? Ce genre de crainte est monnaie courante.

(Keystone Archive)

Selon un sondage, la majorité de la population s’oppose à l'extension de l'Accord sur la libre circulation aux 10 nouveaux membres de l'UE.

Un refus compromettrait l'adhésion de la Suisse au Traité de Schengen/Dublin et remettrait en cause les Accords bilatéraux déjà conclus avec Bruxelles.

Le «oui» à Schengen/Dublin de dimanche dernier ne semble pas avoir rassuré les Suisses quant aux conséquences de l'élargissement de l'Union européenne (UE). Seuls 35% diraient «oui» aujourd'hui à l'extension de la libre circulation, selon le dernier sondage en date.

«Si le vote avait lieu ce week-end, diriez-vous oui ou non à l'extension de la libre circulation aux 10 nouveaux membres de l'Union européenne (UE) et donc aux pays de l'Est?» Cette question, l'Institut Erasm de Genève l'a posée par téléphone à 1024 citoyens suisses entre le 8 et 9 juin.

Les résultats publiés dans Le Matin dimanche qui a commandé l'étude donnent 44% de «non», 35% de «oui» et une marge de 21% d'indécis. Le scrutin ne laisse pas indifférent puisqu'une part de 76% de l'échantillonnage représentatif affirment qu'ils iront «certainement» voter le 25 septembre.

La semaine dernière, la moitié des personnes interrogées dans le cadre du sondage réalisé pour l'hebdomadaire «Facts» ne savaient pas encore ce qu'elles allaient voter.

La part des «oui» à l'extension de la libre circulation était alors de 30% et celle des «non» de 26%.

Coude à coude en Romandie

Selon le sondage Erasm, on semble un peu moins tranché face à l'ouverture du marché du travail en Suisse romande qu'Outre-Sarine: les partisans de l'extension (36%) talonnent les opposants (37%) et la marge d'indécision atteint 28%. En Suisse alémanique, le sondage recense 46% de «non», 34% de «oui» et 19% d'indécis.

Quant à la crainte de voir les salaires baisser, elle fait frémir 37% des sondés, particulièrement parmi les personnes possédant un bas niveau de formation (40 %), précise Le Matin dimanche. Une part de 33% n'éprouvent en revanche aucune crainte, 22% ont «un peu peur» et 8% ne savent pas.

L'appréhension face à l'ouverture à l'Est est plus palpable chez les Alémaniques que chez les Romands. Ce clivage se retrouve sur la question de l'adhésion à l'UE, également évoquée par le sondage.

Adhésion en chute libre

Au plan national, les pro descendent en dessous de la barre des 29% alors que les contra passent à 57% et que les indécis restent à 13%. En Suisse romande, le «oui» résiste avec 39% face au «non» (45%) alors que seuls 26% des Alémaniques s'annoncent favorables à l'adhésion à l'UE, 61% projetant de voter «non».

Le sondage de «Facts» enregistrait la semaine dernière 51% de «non» à l'adhésion et 30% de «oui», la proportion d'indécis étant la même qu'aujourd'hui soit 13%.

Micheline Calmy-Rey réagit

Interrogée par Le Matin Dimanche, Micheline Calmy-Rey, ministre des Affaires étrangères, constate que ce «changement rapide des opinions» indique que, «manifestement, les Suissesses et les Suisses n’ont pas encore arrêté leur position».

Rappelant que «les mesures d’accompagnement encore renforcées protégeront tous les salariés», Mme Calmy-Rey se dit confiante: «Si les entreprises ne peuvent pas accéder à ce marché de 450 millions de consommateurs, c’est un problème pour l’emploi, car la Suisse gagne un franc sur 3 dans l’UE. C’est donc bon pour l’emploi.»

La ministre rappelle encore qu'«en Suisse, 25% de la population active est déjà d'origine étrangère». Mais elle reconnaît qu’un immense travail de persuasion reste à faire à propos de l’efficacité des mesures anti-dumping.

Pressions de Bruxelles

Micheline Calmy-Rey désapprouve également les «pressions» exercées par l’UE. Lundi dernier, au lendemain de l’acceptation de Schengen/Dublin par les citoyens suisses, la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner avait suggéré que Schengen ne serait pas appliqué si les Suisses refusent l’extension de la libre circulation le 25 septembre prochain.

Selon le sondage Erasm, 59% des Suisses sont 59% à trouver «inacceptable» ces menaces, et 21% n’ont pas d’avis.

swissinfo et les agences

Faits

Selon un sondage publié par Le Matin Dimanche, 35% des Suisses diraient «oui» à l’extention de la libre circulation aux 10 nouveaux membres de l’UE.
Les opposants sont 44% et les indécis 21%.
En Suisse romande, 36% des sondés sont favorables au projet, et en Suisse alémanique 34%.
37% des sondés avouent avoir très peur d’une diminution de leur salaire.

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En bref

- Le 5 juin, les citoyens suisses ont approuvé le projet d’adhésion aux Traités de Schengen (police et justice) et Dublin (asile) en vigueur au sein de 15 pays européens.

- La votation fédérale sur l’extension de la libre circulation des personnes aux 10 nouveaux membres de l’UE se tiendra le 25 septembre 2005.

- Certains craignent une sous-enchère salaires à la suite d’un afflux de «travailleurs bon marché» des pays de l’Est. Pour empêcher cela, Berne a prévu des mesures d’accompagnement.

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