La montagne rassemble et unit

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La Suisse a doublement inauguré l'Année internationale de la montagne. Adolf Ogi à New York et Joseph Deiss à Berne ont redit le même message: la montagne unit.

Ce contenu a été publié le 11 décembre 2001 - 19:15

Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, à New York, l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi n'a pas manqué, cor des Alpes à l'appui, de rappeler ses origines et son appartenance à «la grande famille des peuples montagnards».

Ils ne représentent qu'un dixième de la population mondiale mais leurs régions fournissent de l'eau à la moitié de l'humanité. Voilà pourquoi, commente Adolf Ogi, il faut faire «un usage durable des montagnes, dans l'intérêt de l'homme aussi bien que dans celui de la nature».

Pour la Suisse, dit-il encore, cette Année internationale est un défi mais aussi une chance: «les montagnes ne sont pas des barrières, les montagnes unissent les hommes dans le monde entier».

La Suisse veut jouer les guides

Pendant ce temps, à Berne, Joseph Deiss, ministre des Affaires étrangères, tenait à peu près le même propos, l'enthousiasme alpestre en moins. Selon lui, il ne fait aucun doute que cette Année constitue un «succès de la politique extérieure de la Suisse».

«Nous sommes pratiquement devenus un passage obligé chaque fois qu'il s'agit à l'étranger d'obtenir des renseignements sur les thèmes de la montagne. Nos spécialistes de ce domaine sont recherchés dans le monde entier.»

L'Année suisse aura pour devise «Les montagnes unissent». Joseph Deiss lui a fixé deux objectifs: encourager la solidarité entre populations de montagne et de plaine, mettre le savoir-faire suisse à la disposition de tous et tirer les leçons des expériences faites ailleurs.

Le glacier de la Jungfrau, patrimoine mondial?

Une bonne quarantaine de projets figure déjà au programme national placé sous la conduite de l'Office fédéral du développement territorial. Lequel précise qu'il ne s'agit pas de mettre les régions de montagne sous cloche, mais d'agir de manière cohérente et globale.

Un seul exemple, celui d'Aletsch-Jungfrau-Bietschorn: quinze communes de l'Oberland bernois et du Valais ont signé une charte pour le développement durable de la région du glacier d'Aletsch. Avec pour objectif, l'inscription de la glaciale «Konkordiaplatz» sur la liste du patrimoine naturel mondial.

Bernard Weissbrodt

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