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La Procureure générale du TPI est accusée de racisme

Carla Del Ponte rejette fermement les accusations qui lui sont adresseés.

(Keystone Archive)

Cinq anciens membres du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPR) accusent Carla Del Ponte de ne pas avoir renouvelé leur contrat pour motifs racistes. Pour la Suissesse, ces accusations sont «totalement ridicules».

Ils sont cinq, quatre d'origine africaine, et un d'origine indienne. Ils appartiennent au bureau du Procureur, qui mène les enquêtes et les poursuites au Tribunal pour le Rwanda. Comme tous les membres de la juridiction internationale, leur contrat est valable un an. Et justement, Carla Del Ponte ne le leur a pas renouvelé. Ils devront donc quitter leur fonction à la fin du mois.

Mécontents de leur sort, les cinq fonctionnaires ont déposé une plainte administrative - sous la forme d'un mémorandum - auprès du greffier du Tribunal, et même auprès de Kofi Annan en personne. Ils affirment que la décision de Carla Del Ponte est prise pour des motifs «racistes et partiaux».

Ces accusations sont fermement rejetées par le Procureur. Selon sa porte-parole, l'unique objectif de Carla Del Ponte est d'améliorer le fonctionnement du TPR. «Après sa prise de fonction, le Procureur s'est aperçu qu'il fallait renforcer l'efficacité de son bureau afin d'améliorer le fonctionnement de l'institution», affirme Florence Hartmann.

«Après avoir restructuré ses équipes d'enquêteurs, elle s'est attaquée à la réorganisation des équipes de juristes, souligne Florence Hartmann. Certains ont été mutés, d'autres devront partir. Ces accusations de racisme sont ridicules. Mais si vous voulez entrer dans ces détails, sachez que la première personne renvoyée était un américain d'origine européenne.»

Le TPR est confronté depuis sa création à des problèmes d'efficacité. Tout comme son prédécesseur, la Canadienne Louise Arbour, Carla Del Ponte passe beaucoup de temps et d'énergie à réorganiser ses services.

Il faudra donc embaucher de nouveaux juristes et enquêteurs. «Nous engagerons sans doute un certain nombre d'Africains. Pas pour leur couleur de leur peau, mais pour leur compétence», conclut Florence Hartmann.

Alain Franco, La Haye


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