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La Suisse adhère à une convention anti-Ben Laden

La signature de cette convention est un petit pas vers une meilleure lutte contre le terrorisme.

(Keystone)

Le Conseil fédéral a approuvé, mercredi, la convention des Nations Unies pour la répression du financement du terrorisme. Derrière ce texte se profile l'ombre d'Oussama Ben Laden. Une façon aussi pour Berne de démontrer la bonne volonté de la place financière suisse.

«Ce n'est pas un outil décisif de lutte contre le terrorisme pour la Suisse en tout cas. Mais il est important que notre pays, en tant que place financière, démontre sa bonne volonté. Même si ce problème n'est pas encore brûlant chez nous», précise Kurt Höchner de la direction du droit public international au ministère suisse des Affaires étrangères.

«Cette convention est née d'une proposition française fortement soutenue par les Etats-Unis et la Grande Bretagne, souligne Kurt Höchner. Elle vise à combattre des terroristes comme le milliardaire saoudien Oussama Ben Laden en visant leurs circuits financiers. Pour la Suisse, il s'agit donc d'une mesure préventive».

Reste qu'il faudra encore du temps pour que cette convention soit effectivement applicable en Suisse. Premièrement, ce texte qui a été adopté par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1999 n'est pas encore entré en vigueur.

Pour ce faire, la convention doit être ratifiée par une vingtaine d'Etats. Or, seul trois Etats l'ont déjà fait.

De son coté, le gouvernement suisse doit encore signer officiellement le texte onusien, ce qui devrait être fait prochainement. Il doit encore le faire ratifier par le parlement.

Cette opération prendra un certain temps. «Il faudra, précise Kurt Höchner, modifier le droit pénal. Nous voulons également observer l'adaptation qu'opérera une place financière comme la Grande Bretagne».

Frédéric Burnand, Genève


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