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La Suisse aujourd'hui

Chers abonnés, 

Aujourd'hui, je vous propose une visite du nouveau siège de Swatch, dont le bâtiment principal a des allures de reptile géant. Une oeuvre spectaculaire qui agrémente la cité horlogère de Bienne, confirmant son dynamisme retrouvé. 

Une énergie que l'on retrouve à Genève avec une plateforme consacrée à la diplomatie de l'eau pour qu'elle soit source de concorde, plutôt que d’affrontements. La guerre et la paix sont également au cœur d'une exposition égrenée sur trois sites de la cité, avec un premier volet à la Fondation Bodmer dés ce samedi.

Bonne lecture et bon week-end!  


Frédéric Burnand

Correspondant: Genève internationale

swatch group
(stefanie.krisch/swatch.com)

Un geste architectural d'une star japonaise. C’est le choix audacieux de l’horloger Swatch pour ses quartiers généraux à Bienne. Le nouveau siège du groupe inauguré jeudi est entièrement en bois. Notre reporter a fait la visite.

Reptile géant et lumineux posé dans la ville, le bâtiment principal s’étend sur 240 mètres de long et 35 mètres de large. «Il a fallu cinq ans de travaux, un budget de près de 125 millions de francs et 1997 m3 d’épicéa suisse pour bâtir ce spectaculaire édifice qui possède l’une des plus vastes ossatures en bois du monde», raconte Samuel Jaberg, en rappelant que l’architecte Shigeru Ban, lauréat du prix Pritzker en 2014, est l’auteur d’un autre bâtiment en bois érigé en Suisse: le siège de l’éditeur Tamedia à Zurich.    

L’ancrage de Swatch Groupe participe du dynamisme que connaît actuellement la plus grande commune bilingue de Suisse. Un dynamisme salué par Nick Hayek: «En termes d’attractivité, Bienne n’a plus rien à envier aux grandes métropoles européennes. Les jeunes veulent venir travailler dans cette ville dotée d’un état d'esprit créatif et innovant. Nous espérons par ailleurs que l’inauguration des musées Swatch et Omega attirera de nombreux visiteurs dans la région.»

canal en Syrie
(Reuters / Khaled Al Hariri / Reuters)

Une plateforme pour la promotion de la diplomatie de l’eau. C’est la nouvelle étape d’une initiative suisse. Lancé en 2011, le projet entendait transformer la précieuse ressource en facteur de paix au Moyen-Orient. Une vision qui s’est depuis élargie à d’autres régions du monde.

«A l'avenir, la principale ressource géopolitique au Moyen-Orient sera l'eau, plus que le pétrole», relevait à l’époque Micheline Calmy-Rey, alors présidente de la Confédération. Une vision élargie aujourd’hui au reste du monde, selon Johan Gély, en charge du dossier à la Direction (suisse) du développement et de la coopération: «Le 21e siècle sera celui de l'eau et de la paix.» Des retombées pacificatrices qui se font attendre.

Les ressources en eau, elles, sont bel et bien devenues cruciales à l’heure du réchauffement climatique, de l’urbanisation du monde et d’une agriculture industrielle menaçant la qualité des eaux de surface et des nappes phréatiques. Sous forte pression, ces ressources ne sont souvent pas le seul facteur d'un conflit entre Etats mais elles peuvent l’aggraver et devenir une arme aux mains des belligérants, comme le souligne François Münger, directeur du Geneva Water Hub, le centre qui pilote la plateforme numérique.

Smyrne
(©2001 Topham Picturepoint)

Son destin reste peu connu en Suisse. Herman Spierer a pourtant sauvé des centaines, voire des milliers de Grecs pourchassés par les troupes de Kemal Atatürk sur les ruines de l’Empire ottoman sorti vaincu de la Première guerre mondiale.

Issu d’une famille genevoise, ce natif de Smyrne, l’actuelle Izmir sur la côte turque de la mer Égée, vola au secours des quelque 150'000 civils grecs réfugiés dans sa ville natale, tout comme les troupes grecques qui avaient cherché à prendre Ankara, la future capitale de la nouvelle république turque.

Herman Spierer était l’un des principaux industriels du tabac dans la région. Comme l’écrit notre confrère Giannis Mavris, l’entrepreneur incarnait parfaitement la figure du Levantin, un terme qui désignait les Européens, essentiellement marchands et industriels, vivant avec leurs familles dans l’Empire ottoman tout en restant placés sous la protection de leurs pays d’origine: «Ces familles constituaient un élément de plus dans la mosaïque ethnique qu’était Smyrne à cette époque, une ville cosmopolite où cohabitaient les Grecs, les Arméniens, les Juifs et les Turcs.»

affiche guerre et paix
(Fondation Martin Bodmer)

Des hommes comme Herman Spierer, on les retrouve dès ce samedi à Genève dans une ambitieuse et vaste exposition intitulée Guerre et Paix. Déployée sur trois sites, elle est le fruit d’un partenariat entre la Fondation Martin Bodmer, les Nations unies et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Comme l’explique Pierre Hazan, l’un des deux commissaires, «l’exposition Guerre et Paix est née de la volonté de conjuguer le temps présent et la longue durée. De mettre en écho l’inquiétude issue des défis actuels et la distance que procure le temps long

S’inscrivant dans les commémorations du centenaire de la Société des Nations, cette triple exposition pousse le visiteur à s’interroger, non à communier. Car aujourd’hui, comme hier, «la responsabilité de l’homme de choisir entre la guerre et la paix reste plus que jamais entière. Là est l’enjeu et la question que porte en creux l’exposition Guerre et Paix», écrit Pierre Hazan dans la préface au catalogue de l’exposition.

Menschengruppe
(Michael Smith, Facebook-Gruppe «Swiss Drinks NYC»)

Les groupes Facebook sont-ils les nouveaux clubs des Suisses de l’étranger? Est-ce désormais là que les expatriés se rencontrent? Votre expérience nous intéresse.

Ces dernières semaines, nous vous avons présenté quelques clubs d’expatriés suisses dans différents pays. Nombre d’entre eux ont aussi leur page Facebook. Mais il existe aussi des pages ou des groupes qui n’ont pour ainsi dire pas de base physique. La tendance correspond à l’époque, où les liens sont moins serrés et les échanges plus ciblés.

Par exemple, le groupe «Swiss Drinks NYC» (photo ci-dessus). Il combine idéalement rencontres réelles et virtuelles. Une fois par mois, les membres intéressés se rencontrent, à chaque fois dans un bar différent de la Grosse Pomme. Le groupe Facebook sert de plateforme de communication, mais aussi de place du marché, où s’échangent tant les appartements que les adapteurs pour prise électrique.

Et vous, participez-vous à de tels groupes, ou à un club, ou alors considérez-vous qu’il n’est pas vraiment vital de se retrouver entre compatriotes à l’étranger?

  • Vous pouvez répondre dans la partie FAQ de l’app, en cliquant sur la question ci-dessous.
  • A titre d’exemple, voici le groupe Swiss Drinks NYCLien externe
(swissinfo.ch)

Vous avez encore quelques minutes? Le 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau parlement. N'oubliez pas d'aller voter!

Il s'agit de désigner les 200 représentants du peuple au Conseil national (Chambre basse) et les 46 représentants des cantons au Conseil des Etats (Chambre haute).

Les sondages et les élections cantonales récentes montrent que les Verts et les Vert'libéraux ont le vent en poupe, alors que l'Union démocratique du centre (droite conservatrice) pourrait perdre des plumes.

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