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La Suisse confiante dans l'administration Bush

Graphique Bush Suisse

(swissinfo.ch)

Après l´orage suscité par l´affaire des fonds juifs en déshérence, les rapports sont aujourd´hui au beau fixe entre Berne et Washington. Une relation que les Suisses souhaitent préserver avec l´arrivée de George W. Bush à la Maison Blanche.

«Nous espérons que l'amélioration des relations entre les deux pays, constatée après l'entretien entre Al Gore et Ruth Dreifuss à Davos en 1999, se poursuivra», a déclaré Ruedi Christen, porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères.

Faisant également allusion à l'affaire des fonds en déshérence, Rudolf Walser d'«économiesuisse», l'organisation faîtière de l'industrie helvétique, a formulé l'espoir que la prochaine administration américaine agira avec plus de retenue en cas de nouvelle crise.

Un regain de tension étant pour l'heure fort peu probable, la Suisse - comme le reste de la planète - attend surtout de voir comment George W. Bush va se comporter comme président et mettre fin à la crise suscitée par le recomptage des voix en Floride.

A l'instar du quotidien populaire Blick, plusieurs titres de la presse suisse estiment que le nouveau président devra réunifier son pays. Mais tel n'est pas l'avis de Pierre Combernous, numéro 2 de l'ambassade de Suisse à Washington: «Il y a eu un combat très dur entre les deux candidats. Maintenant que la crise est terminée, tout sera fait pour que le système continue de fonctionner».

Pierre Combernous ne croit pas non plus à un problème de légitimité pour le nouveau président, comme cela a été évoqué dans les médias helvétiques. Dans son édition de jeudi, la Neue Zürcher Zeitung a par contre pointé une retombée moins connue de la crise électorale qui vient de s'achever: la nouvelle administration a pris un retard considérable pour se mettre en place.

Il faudra donc plusieurs mois supplémentaires pour que les milliers de nouveaux fonctionnaires puissent se mettre au travail, alors qu'en temps normal, cela prend six mois environ.

Pierre Combernous partage ce point de vue: «le nouveau gouvernement aura du pain sur la planche pour ne pas donner l'impression qu'il laisse filer les dossiers de ses mains. Certaines questions de politique étrangère risquent d'être réglées avec retard, puisqu'elles ne sont pas jugées comme prioritaires aux Etats-Unis».

«Tout repose en fait sur l'habileté du nouveau président et de son équipe. Avec ce retard, il est en effet encore plus important d'établir des priorités claires», juge Pierre Combernous qui est également docteur en histoire des Etats-Unis.

Reste que les relations entre la Suisse et les Etats-Unis sont avant tout économiques. Or, les grandes entreprises helvétiques ont clairement montré leur préférence, lors de la campagne électorale américaine, en versant de grosses sommes d'argent pour le candidat Bush.

Mais, comme le souligne Pierre Combernous, la marge de manœuvre du nouveau président sera limitée par un législatif presque également partagé entre républicains et démocrates. Le diplomate suisse rappelle également le rôle clé joué par Alan Greenspan, le puissant patron de la banque centrale américaine.

Grand défenseur du libre-échange, George W. Bush pourrait par contre favoriser une reprise des négociations commerciales multilatérales au sein de l'OMC. Son adversaire Al Gore, lui, s'était montré plutôt sceptique à l'endroit du gendarme de l'économie mondiale. Or, le lancement d'un nouveau cycle de négociations commerciales est fortement souhaité par Berne.

Frédéric Burnand

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