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La Suisse du football sous pression après des violences

Les hooligans vont-ils ruiner l'Euro?, se demande le Blick.

(swissinfo.ch)

Avec les affrontements entre «ultras» et police à l'issue de deux matches de championnat vendredi soir, la presse s'interroge sur les mesures de sécurité, à un mois de l'Euro 2008 de football.

Vendredi soir, les casseurs se sont rappelés au bon souvenir des forces de l'ordre de Bâle et Berne - deux des quatre villes suisses hôtes du championnat d'Europe.

A Bâle, après FC Bâle – FC Zurich, les affrontements ont fait 45 blessés. A l'issue du match Young Boys - Neuchâtel-Xamax, la police bernoise a dû utiliser gaz et balles en plastique pour venir à bout des supporters excités.

Sur le strict plan du championnat suisse, les responsables de la Swiss Football League estiment avoir beaucoup travaillé pour éviter ce type de débordements.

«On se rend compte qu'une faible minorité d'individus, deux pour mille, provoquent des incidents que l'on ne parvient pas à gérer et qui dépassent les compétences d'une organisation sportive», a déclaré à la télévision romande Edmond Isoz, patron de la league.

Pour la saison prochaine, répression accrue et tests d'identification biométriques dans et autour des zones de matches pour repérer les supporters violents interdits de stades ou de périmètres sont d'ailleurs au menu.

Championnat national surtout

Ce problème de la violence se limite essentiellement aux matches de championnat national, assure la Basler Zeitung. Que ceux qui craignent du désordre durant l'Euro se rassurent: chaque stade sera transformé en zone de haute sécurité.»

Pour le journal bâlois, les querelleurs prendront plus probablement comme terrain de jeu les «Fan-zones» où seront projetés les matches sur grands écrans.

Dans ces zones, «un contrôle total est impossible, explique dans le Blick Christian Kern, patron du stade de Bâle. Cela prendrait cinq minutes par personnes. Trop long.»

«Nous avons, pour l'Euro, un autre dispositif de sécurité [que pour le championnat]. Nous sommes bien préparés, tente de rassurer dans Le Temps Ralph Zloczower, le président de l'Association suisse de football (ASF). De plus, pendant l'Euro, l'alcool sera interdit dans les stades. Et les supporters des équipes nationales seront plus pacifistes.»

Pour des mesures urgentes

Le public de l'Euro sera différent de celui du championnat suisse, confirme Benedikt Weibel dans Sonntag. Les spectateurs de l'Euro? Beaucoup de femmes et de familles, assure le Monsieur Euro 2008.

Question image pourtant, les événements de vendredi sont lourds d'effets négatifs, estime le même journal. D'autant que, contrairement au reste de l'Europe, la Suisse reste un «cas particulier» en n'adoptant pas une stratégie de tolérance zéro.

«Discuter du problème ne mène à rien, en rajoute la Berner Zeitung. Des mesures urgentes sont nécessaires: une plus grande marge de manœuvre laissée à la police, des jugements urgents, des lois plus efficaces, des peines plus lourdes. La balle est dans le camp des politiques, de la justice et des clubs.»

Le Tages Anzeiger est d'un autre avis. Les moyens suffisent, reste à les appliquer strictement sur ces petits groupes de casseurs. Les interdire de stade est la bonne méthode.

L'Euro sera différent

Ceci dit, le journal zurichois ne voit pas dans ces violences un avant-gout de l'Euro 2008. Car seuls les «ultras» croates et polonais suivent leur équipe nationale.

Dans les stades, le public sera là pour participer. «Il ne faut pas attendre de violence, même si elle n'est jamais exclue – comme toujours quand des foules se réunissent et l'alcool intervient. Mais cela a peu à voir avec le football.»

swissinfo, Pierre-François Besson


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