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La Suisse et l'Espagne veulent lutter pour la paix

Les relations bilatérales ont été au centre des entretiens de Mme Calmy-Rey et du 1er ministre Zapatero.

(Keystone)

Berne et Madrid veulent renforcer leur coopération pour la paix, affirme Micheline Calmy-Rey, ministre suisse des Affaires étrangères, à l'issue d'une visite de deux jours en Espagne.

Les deux pays se sont mis d'accord pour favoriser l'échange humanitaire de prisonniers, notamment en Colombie.

Après sa rencontre mardi avec le premier ministre espagnol José Luis Zapatero, Micheline Calmy-Rey a qualifié les entretiens de «fructueux».

La présidente de la Confédération a été reçue mardi par le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, un homme dont elle a déclaré admirer «la force d'innovation en matière de politiques sociales».

Devant la presse réunie à l'ambassade de Suisse à Madrid, la ministre des Affaires étrangères a aussi relevé les liens culturels «forts» unissant l'Espagne à la Suisse, cette dernière ayant été dès les années 50 une terre d'immigration pour des milliers d'Espagnols.

Initiative pour la Colombie

«Berne et Madrid ont des valeurs similaires et une position très proche face aux problèmes internationaux», a encore dit Mme Calmy-Rey, qui a assuré que la coopération entre les deux pays dans les Etats tiers et au sein des institutions internationales seraient renforcées à l'avenir.

«Nous voulons développer des initiatives communes en faveur de la paix, et particulièremet en Colombie», a-t-elle encore indiqué.

«Ensemble, nous voulons faciliter l'échange humanitaire (de prisonniers) en zone démilitarisée dans ce pays. Nous encourageons donc les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) à y répondre de manière constructive et de favoriser ces échanges dans les plus brefs délais», a ajouté la conseillère fédérale, saluant au passage la libération récente par Bogota du chef guérillero Rodrigo Granda.

Depuis 2005, la Suisse, l'Espagne et la France jouent un rôle d'intermédiaire entre les FARC et le gouvernement d'Alvaro Uribe afin de faciliter la libération des otages détenus par la première guérilla de Colombie, notamment la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.

Augmentation des échanges

Avec son homologue Miguel Ángel Moratinos, les entretiens de Mme Calmy-Rey ont porté sur les relations bilatérales, qui n'ont cessé de s'intensifier au fil de ces dernières années, ainsi que sur des questions multilatérales et de politique internationale.

Les deux parties ont relevé notamment avec satisfaction l'augmentation considérable du volume des échanges commerciaux et des investissements et saluent, dans ce contexte, l'entrée en vigueur, le 1er juin 2007, d'un Protocole destiné à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune.

«Personne hors du commun»

Dans la matinée, la présidente de la Confédération a été reçue à l'Hôtel de Ville par le maire de Madrid Alberto Ruiz Gallardon Luis et de nombreuses personnalités politiques de la capitale. A cette occasion, Mme Calmy-Rey a été félicitée pour son parcours politique en tant que femme, le maire la qualifiant de «personne hors du commun».

La présidente, de son côté, a apporté son soutien à la ville candidate pour les Jeux Olympiques de 2016. Toujours sur le plan sportif, elle s'est réjouie de la collaboration entre l'Espagne et la Suisse pour l'organisation de la Coupe de l'America, à Valence, qui démarre dans dix jours.

swissinfo et les agences

En bref

Depuis décembre 2005, la Suisse, la France et l'Espagne multiplient les efforts de médiation. Et proposé la création d'une zone démilitarisée de 280 km2 pour faciliter les négociations entre le gouvernement colombien et les guérillas pour un accord humanitaire sur les otages.

L'armée et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, 17'000 hommes) combattent depuis plus de quarante ans.

Les FARC contrôlent près de 40% du territoire, dans les jungles et les plaines au pied de la Cordillère des Andes.

Les FARC réclament la libération de plus de 500 rebelles emprisonnés par le gouvernement en échange de celle de 56 otages «politiques» sur un total de 1100 otages.

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