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La Suisse existe

A l'intérieur du pavillon, le visiteur découvrira la Suisse qui bouge.

(www.dynamic-switzerland.jp)

A l’exposition universelle de Séville la Suisse n’existait pas. En 2005, à celle d’Aichi, elle affichera au contraire une image dynamique.

Présence suisse a dévoilé mercredi un pavillon où les visiteurs se baladeront à travers un pays moderne, niché au cœur d’un... massif montagneux.

«La Suisse n’existe pas». C’était, souvenez-vous, le slogan un brin provocateur choisi par la Suisse pour l’Exposition universelle de Séville, en 1992.

Treize ans plus tard, pour celle d'Aichi au Japon, elle veut prouver qu'elle existe bel et bien. Et montrer aux Asiatiques qu'elle n'est pas que le pays du chocolat et du fromage. Loin s'en faut.

«La question de savoir si la Suisse devait participer à cette Exposition ne s’est jamais vraiment posée», dit Johannes Matyassy, directeur de Présence Suisse.

A six mois de l'ouverture de la manifestation japonaise, l’organisme chargé de promouvoir la présence helvétique à l’étranger a levé mercredi le voile sur le pavillon helvétique, dans les souterrains de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Un pavillon qui part d'un cliché indissociable de la Suisse: celui de la montagne. Ainsi, le visiteur se trouve d'abord face à une immense paroi rocheuse de presque 9 mètres de haut.

Mais c'est un «Hodler moderne et virtuel», précise Juri Steiner, l’un des concepteurs du pavillon: la surface en est entièrement en image de synthèse, créées par ordinateur.

Cinq bulles transparentes



Le visiteur pénètre ensuite à l'intérieur de la montagne, équipé d'une lampe de poche militaire. Il traverse alors cinq espaces thématiques, cinq grandes bulles transparentes qui l'entraînent, loin des stéréotypes, vers la Suisse d'aujourd'hui.

«C’est une grande chance pour notre pays de montrer une image qui correspond à la réalité», se réjouit Jenö Staehelin, ancien ambassadeur au Japon, qui sera le représentant officiel de la Suisse à Aichi.

«En effet, poursuit le diplomate, la Suisse jouit d’une très bonne image au Japon, mais c’est toujours un peu l’image du pays de Heidi. alors que nous sommes aussi un pays dynamique, un pays qui a plus à offrir que des montagnes et la nature».

Heidi, Einstein et Piccard

La première station, consacrée aux mythes helvétiques, reste toutefois proche des clichés. Elle prend comme point de départ la peinture murale créée par Hans Erni pour l'Exposition nationale de 1939, restaurée récemment grâce à une technique japonaise.

Le visiteur y est accueilli par les jodels du dessin animé japonais «Heidi», histoire de ne pas trop le dépayser.

Mais au fil de son périple, il découvrira que la Suisse a aussi des visions et des visionnaires, qu'elle édifie des barrages et perce des tunnels dans la montagne, qu'elle doit lutter contre les risques de catastrophes naturelles, et qu'elle peut être à la pointe de la recherche scientifique ou technologique.

Au long des couloirs sombres, on tombe sur un morceau du ballon qui a permis à Bertrand Piccard de faire le tour du monde, sur le passeport à croix blanche d'Albert Einstein, sur un documentaire à propos des débuts du web au CERN, sur les robots de l'Université de Zurich, ou encore sur des images du percement du tunnel du Gothard.

Les clichés ont la vie dure

En fin de parcours, le visiteur suivra en direct la reconstruction hightech de la cabane du Club Alpin Suisse du Mont Rose, face au Cervin.

Et en guise de récompense pour son endurance, il pourra admirer depuis une terrasse panoramique une jolie vallée suisse - virtuelle bien entendu. A la boutique de souvenirs, il pourra notamment acheter un petit bout du Cervin, les clichés ayant finalement la vie dure.

Une présence à 15 millions

«Rentre avec un étranger par sa porte et ressort avec lui par la tienne». Pour Johannes Matyassy, cette formule résume bien la démarche suisse à Aichi. «Il faut aller chercher le visiteur étranger où il se trouve pour pouvoir l'emmener plus loin», ajoute le directeur de Présence suisse.

D'une surface totale de près de 2000m2, ce pavillon a été conçu et sera réalisé par le «Groupe Panorama 2000», un collectif d'artistes de Bâle et de Zurich, à qui l’on doit déjà le projet «Version Suisse 2.1», dans le monolithe de l'Arteplage de Morat à Expo.02.

Son coût est devisé à 15 millions de francs, sans le restaurant et la boutique qui doivent s'autofinancer.

100% recyclé

Entre le 25 mars et le 25 septembre 2005, ses pères comptent bien y accueillir entre un million et un million et demi de visiteurs, soit environ 10% du public attendu à l'Exposition internationale d'Aichi.

Une Exposition placée sous le thème de la «Sagesse de la nature», que la Suisse a choisi d’honorer en ne montrant que des objets et des projections audiovisuelles «recyclés», autrement dit, ayant déjà servi pour d’autres expositions dans le pays.

Outre le pavillon, toute une série de manifestations seront organisées, avant et après l'Exposition. Pro Helvetia a notamment planifié la venue au Japon de nombreux artistes suisses, alors que le Secrétariat d'Etat à l'économie (seco) a mis sur pied un séminaire pour investisseurs.

swissinfo et les agences

En bref

- L'Exposition internationale d'Aichi (Japon) se tiendra du 25 mars au 25 septembre 2005.

- Le pavillon suisse contiendra la réplique d'un massif montagneux de neuf mètres de haut, avec à l'intérieur cinq espaces évoquant les traditions, mais aussi et surtout le côté innovant du pays.

- Ce projet a été sélectionné en 2002 par un jury qui a examiné une cinquantaine de propositions.

- Le coût de cette présence suisse au Japon est de 15 millions de francs.

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