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La Suisse maintient le blocus sur les comptes de Milosevic

Vendredi soir, Slobodan Milosevic a reconnu sa défaite et a annoncé qu'il se retirait. (archives keystone)

A l´instar de l´Europe, Berne devrait lever les sanctions contre la Yougoslavie dès lundi. En revanche, les mesures qui frappent les biens en Suisse appartenant à l´entourage de Slobodan Milosevic seront maintenues.

Il s'agit notamment des comptes de Miodrag Zecevic, ancien patron de la Banque franco-yougoslave. Le 10 mai 1999, l'Union européenne proclamait le gel des avoirs des personnes et entreprises les plus étroitement associées à la direction du régime yougoslave.

A savoir Slobodan Milosevic et sa famille, et quatre autres personnalités, dont Milan Milutinovic, président de la Serbie, et Dragoljub Odjanic, chef d'Etat-major des forces armées. Au total, 300 personnes et sociétés sont concernées par cette sanction.

Dès le mois de juin 1999, la Suisse a annoncé qu'elle appliquait les mêmes sanctions. Les dictateurs n'ont-ils pas la réputation de dissimuler leurs économies dans les coffres des banques de la Confédération? Rapidement, Berne a révélé avoir bloqué une centaine de comptes appartenant à des proches de Slobodan Milosevic. Toutefois, aucun compte n'a été ouvert au nom de l'homme fort de Yougoslavie.

En revanche, deux personnalités ont attiré l'attention. D'une part, Miograd Zecevic, ancien directeur de la banque franco-yougoslave à Paris. Proche de Slobodan Milosevic (il était témoin à son mariage), il est soupçonné d'avoir détourné cinq millions de francs suisses en 1996 et de les avoir transférés dans deux grandes banques de Zurich. A la demande de la France, la juge d'instruction Cornelia Cova a ordonné le gel des comptes.

Autre personnalité alors dans la ligne de mire, l'avocat genevois Stéphane Piletta-Zanin, défenseur depuis une quinzaine d'années des intérêts yougoslaves en Suisse. Ce dernier, interrogé en 1999, avait bien voulu reconnaître qu'il connaissait effectivement Miograd Zecevic, et qu'il avait eu des relations avec la banque franco-yougoslave, à l'occasion d'un projet de TGV en Serbie. En revanche, Stéphane Piletta-Zanin a nié assez mollement être l'avocat de Milosevic.

Ian Hamel

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