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La Suisse n´accueillera jamais de sommet européen

La décision était passée inaperçue dans le gigantesque souk du Sommet de Nice. Elle a été confirmée officiellement mercredi: à l´avenir les Sommets européens se dérouleront tous à Bruxelles. Les pays candidats actuels et futurs en seront privés.

C'était devenu un thème de plaisanterie récurrent entre journalistes suisses fréquentant les sommets européens de Tampere, Lisbonne ou encore Biarritz: imagine, le jour où la Suisse sera membre de l'Union européenne, on parlera du Sommet de Montreux, de Davos, de Lucerne ou de Zurich...

Ces hypothèses sur le mode de la politique-fiction sont désormais sans objet. L'Union a renoncé à la pratique traditionnelle des sommets itinérants. Les conseils européens - appellation officielle de ces réunions des chefs d'Etat et de gouvernement - seront confiés progressivement à la Belgique.

La présidence suédoise, qui débute le 1er janvier prochain, passe entre les gouttes avec ses sommets déjà planifiés, en mars à Stockholm, en juin à Göteborg. Ensuite ce sera au tour de la Belgique.

Dès la présidence espagnole du premier semestre 2002, un sommet sur deux au moins aura lieu à Bruxelles. Etape suivante: dès que l'Union comptera 18 membres, autrement dit probablement autour de 2005, tous les Sommets seront organisés à Bruxelles.

Autant dire que si la Suisse entre un jour dans l'Union, la règle sera déjà en vigueur depuis belle lurette. Le principe de la présidence tournante sera sans doute maintenu, avec notamment la gestion de l'agenda, la définition des priorités et la présidence de toutes les séances. Mais la Suisse n'aura pas de Sommet à mettre sur pied, malgré son expertise dans ce genre de manifestations.

Au départ, l'idée avancée par le président français Jacques Chirac, était d'amadouer la Belgique, très réticente face au caractère minimal des réformes adoptées à Nice. La Belgique a refusé de faire le lien, mais l'idée est restée. Elle consacre le rôle de Bruxelles comme capitale européenne et écarte le risque de pays candidats pas forcément à la hauteur de rendez-vous aussi lourds à organiser.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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