La Suisse paiera sa part à l'environnement mondial

Philippe Roch, directeur de l'Office fédéral de l'environnement des forêts et du paysage. Keystone Archive

99 millions de francs: c'est le montant que la Suisse entend verser pour le réapprovisionnement du Fonds pour l'environnement mondial.

Ce contenu a été publié le 09 octobre 2002 - 15:35

Cet engagement sera confirmé la semaine prochaine à Pékin lors de la seconde séance plénière de l'institution.

Le FEM, Fonds pour l'environnement mondial, est en quelque sorte l'outil financier qui permet de traduire concrètement sur le terrain les résolutions prises au niveau international pour la sauvegarde de l'environnement.

Il est né il y a une décennie, dans la mouvance du Sommet de Rio, pour soutenir des projets qui sans doute ne verraient jamais le jour sans des appuis monétaires extérieurs.

La Suisse, qui sur le plan international pratique depuis longtemps une politique environnementale engagée, souhaite aussi que les structures institutionnelles et financières multilatérales jouent pleinement leur rôle.

Dans la logique helvétique

Au moment où le FEM décide de réapprovisionner son porte-monnaie, il est donc dans la logique helvétique de participer pleinement une fois encore à cette opération, la troisième de l'histoire du Fonds.

Cela se fera selon une clef de répartition préexistante qui portera la contribution helvétique à hauteur de 99 millions de francs suisses, soit un peu plus de 2,5% du total de 2,5 milliards de dollars réinjectés dans le Fonds.

Si, à l'interne, l'engagement financier suisse, paraissait aller de soi (le Parlement ne devrait pas s'y opposer), il n'en allait pas forcément de même pour la trentaine d'autres pays donateurs. La Suisse a donc dû faire preuve, dit-on, «de beaucoup de persuasion» à l'égard de ses partenaires.

En mai dernier, Philippe Roch, le directeur de l'Office fédéral de l'environnement, s'est ainsi fendu d'une lettre personnelle à Christine Todd Whitman, son homologue à Washington.

Les États-Unis rechignaient en effet à s'acquitter d'une légère augmentation des quotes-parts gouvernementales. Si l'administration américaine avait persévéré dans son refus, elle aurait fait peser une vraie menace sur l'efficacité du Fonds.

Les POP's et la désertification aussi

S'agissant du contenu des programmes du FEM, la Suisse a insisté pour que deux nouveaux domaines d'intervention soient pris en considération en plus des quatre actuels (diversité biologique, climat, eaux internationales et couche d'ozone).

A Pékin, la semaine prochaine, l'assemblée plénière du Fonds entérinera certainement l'inscription dans ses statuts de la lutte contre les polluants organiques persistants (POP's) et contre la désertification.

Philippe Roch, à ce propos, fait observer que le FEM permet de mener «une action très cohérente avec des projets qui répondent à l'ensemble de ces différents objectifs de sauvegarde de l'environnement».

D'ailleurs le FEM ne s'intéresse pas qu'à des gros projets. Son programme de micro-financement, jusqu'à 50'000 dollars, a déjà profité à quelque 2'600 réalisations d'associations locales qui avaient demandé de l'aide.

swissinfo/Bernard Weissbrodt

Faits

Le FEM, Fonds pour l'environnement mondial, a été créé en 1991
C'est la principale institution financière multilatérale dans le domaine de l'environnement
Elle compte actuellement 171 États membres dont 32 donateurs
En dix ans, elle a financé ou cofinancé un millier de projets dans 160 pays en développement ou en transition
Ces projets représentent une valeur de 15 milliards de dollars, dont 4 milliards provenant des fonds propres du FEM
Au total, la Suisse a déjà versé 187 millions de francs au Fonds

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