Navigation

Sauter la navigation

Fonctionnalités principales

La Suisse participe à la reconstruction du Kosovo

Le Kosovo a un taux de chômage compris entre 60 et 80%.

(Keystone Archive)

La Direction du développement et de la coopération (DDC) et Swisscontact inaugurent cette semaine un centre de formation professionnelle artisanale à Kacanik, au Kosovo. Un programme financé par l'aide au retour proposée par l'Office fédéral des réfugiés. Et qui repose sur une collaboration avec des Kosovars de Suisse.

Le but du programme géré par Swisscontact, fondation suisse chargée de la coopération au développement technique pour le compte de la DDC, est la création d'emplois dans une région où le taux de chômage atteint entre 60 et 80%.

«Il s'agit, explique le responsable du projet, Albert Weibel, de développer l'économie locale grâce à une formation professionnelle axée sur la pratique. Afin que le processus de développement soit durable - un principe essentiel à Swisscontact -, les programmes de formation élaborés en Suisse ont été adaptés aux conditions locales. Il s'agit, en fait, de permettre aux responsables de la formation artisanale de se perfectionner».

Un autre volet du programme vise, lui, à promouvoir les petites et moyennes entreprises au Kosovo en créant des organes de conseil. Toujours sur le principe de former des spécialistes locaux, afin d'assurer la durabilité de l'opération.

«Dans un premier temps, précise Albert Weibel, Swisscontact a donc recruté, par voie d'annonces et au terme d'une sévère sélection, cinq artisans qualifiés et expérimentés d'origine kosovare et vivant en Suisse depuis des années.» Dans un premier temps, car le projet devrait se développer.

Les deux électriciens, un installateur sanitaire, un soudeur et un mécanicien choisis ont bénéficié en janvier d'une formation pédagogique de deux semaines dans les centres suisses de formation de Sainte-Croix, Fribourg et Ziegelbrücke. «Le cours était gratuit mais non salarié, commente Albert Weibel. Ce qui démontre leur importante motivation».

A la fin de mars, libérés de leurs obligations par leur entreprise suisse - mais défrayés par les responsables du projet -, les artisans en question se sont rendus à Kacanik, non loin de la frontière macédonienne, où le centre de formation professionnelle a été aménagé.

Durant trois à six semaines, selon les cas, ils y ont formé les enseignants locaux du centre. Depuis lors, deux premières classes (soudure/électricité et travail du textile) d'une quinzaine d'élèves ont été ouvertes. La formation devrait durer environ trois mois pour commencer et déboucher sur un certificat.

Mirlind Mushkolaj, mécanicien de précision et soudeur à La Chaux-de-Fonds, est rentré depuis peu de Kacanik, où il a travaillé à l'équipement de l'atelier de soudure et à la formation des enseignants: «mes parents sont enseignants eux-mêmes et je sais que ce domaine a particulièrement souffert».

Et de conclure: «c'est ce qui m'a décidé, avec bien entendu le désir de faire quelque chose pour le Kosovo. Je suis prêt à renouveler l'expérience parce que j'ai été frappé par l'ampleur des besoins en formation pratique».

Isabelle Eichenberger


Liens

×