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La Suisse prend la défense des femmes

Une femme sur trois serait victime d'actes de violence ou d'abus sexuels.

(Keystone)

Lundi, à l’ouverture de la 60e session de la Commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève, Micheline Calmy-Rey a plaidé la cause des femmes.

Pour la ministre des Affaires étrangères, la communauté internationale ne parvient pas à protéger les femmes de la violence et des abus sexuels.

Les femmes ministres qui participent à la session annuelle de la Commission des droits de l’homme des Nations unies se sont réunies pour exiger la fin de la violence exercée à l’encontre des femmes.

Répondant à une initiative de la ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, le groupe a publié, mardi, une déclaration condamnant les actes de violence et les abus sexuels dont les femmes sont victimes.

«La violence contre les femmes revêt de nombreuses formes et viole les droits de l’homme, a déclaré Micheline Calmy-Rey, les déclarations doivent se traduire par des actes».

La ministre en a profité pour ajouter qu’elle espérait que la violence à l’égard des femmes serait l’une des priorités de la Commission, qui a cette année commencé sa session annuelle de six semaines sous le signe des attentats de la semaine dernière à Madrid.

Micheline Calmy-Rey a également rendu hommage aux victimes du terrorisme tout en incitant les Etats membres à ne pas laisser les discussions sur le terrorisme envahir l’agenda.

De lents progrès

Une vingtaine de responsables politiques, dont les femmes ministres des Affaires étrangères autrichienne, australienne, rwandaise, sud-africaine et du Salvador ont participé au dîner de travail informel organisé lundi soir par Micheline Calmy-Rey.

La ministre espagnole, Ana Palacio, avait accepté son invitation mais, selon la Mission espagnole de Genève, s’est vue contrainte d’annuler son voyage à la dernière minute.

Malgré cette absence, Micheline Calmy-Rey s’est félicitée du succès des discussions. «Nous sommes attristées par l’absence de notre collègue», déplore la ministre des Affaires étrangères du Salvador.

«Mais nous espérons que la lutte contre le terrorisme ne fera pas d’ombre aux autres questions importantes qu’abordera la Commission, comme les droits de la femme», poursuit Maria Eugenia Brizuela de Avila.

Il y a dix ans, les Nations unies (ONU) avaient nommé un rapporteur spécial pour étudier le problème de la violence à l’égard des femmes. En 1993, une conférence mondiale à Vienne avait même reconnu que les droits de la femme faisaient partie intégrante des droits de l’homme.

Micheline Calmy-Rey estime néanmoins que très peu de changements sont intervenus depuis. Selon des statistiques récentes, une femme sur trois serait exposée à une forme quelconque de violence ou abusée sexuellement dans le monde.

Contrer le terrorisme

Même si la Suisse n’est pas officiellement membre de la Commission des droits de l’homme, elle peut participer aux discussions en raison de son statut d’observateur.

C’est à ce titre que la ministre suisse s’adressera aux dirigeants de la Commission. Elle soulignera notamment les priorités de la Suisse pour la session de cette année. Après les attentats de Madrid, la lutte contre le terrorisme devrait donc dominer l’agenda de la Commission cette année.

La Suisse est favorable à une proposition mexicaine qui consiste à nommer un expert indépendant pour mesurer les répercussions sur les droits de l’homme des lois anti-terroristes.

Une idée soutenue également par la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. En revanche, les Etats-Unis, l'Inde, le Pakistan et l'Arabie Saoudite devraient s'y opposer.

Pour Bertrand Ramcharan, responsable intérimaire des droits de l’homme pour les Nations unies, les attaques de Madrid risquent de renforcer leur conviction.

Agenda suisse

Parallèlement à la promotion des droits de la femme, la Suisse devrait également insister sur les droits d’autres groupes vulnérables, comme les enfants et les minorités.

Actes de torture, exécutions sommaires, kidnapping et racisme figurent parmi les autres thèmes prioritaires que la Suisse entend défendre durant cette session.

La délégation suisse devrait en outre insister pour que l’observation des droits de l’homme soit passée en revue au Népal, en Colombie, au Soudan, en Corée du Nord et au Moyen-Orient.

Jusqu’à présent, le gouvernement a refusé de commenter sa position à l’égard de la Chine. A moins qu’une résolution concernant cette question particulière soit mise en avant.

swissinfo, Anna Nelson, Genève
(traduction et adaptation: Jean-Didier Revoin)

En bref

- La ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, s’est entretenue avec des ministres femmes du monde entier sur les façons de combattre les actes de violence commis contre des femmes.

- La réunion a eu lieu à Genève au début de la session annuelle de six semaines de la Commission des droits de l’homme des Nations unies.

- L’occasion pour la ministre suisse de faire progresser les droits de la femme sur l’échiquier politique international.

- Un groupe de femmes ministres ont adopté une déclaration conjointe appelant à une meilleure protection du milliard de femmes qui font les frais d’actes de violence ou de contraintes sexuelles.

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