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La Suisse prend les poulets asiatiques en grippe

Un fonctionnaire du ministère thaïlandais de l'Agriculture élimine des poulets contaminés.

(Keystone)

La Suisse a interdit l'importation des volailles - vivantes ou non - et celle de leurs produits dérivés en provenance de Thaïlande et de Chine.

Cette mesure vise à prévenir tout risque lié au virus de la grippe du poulet qui se répand dans plusieurs pays d'Extrême-Orient.

En Asie, la situation continue de se dégrader. Une personne présentant les symptômes de la grippe aviaire (grippe du poulet) est morte vendredi en Thaïlande.

Après la Corée et le Japon, ce pays a finalement reconnu être touché à son tour par l'épidémie. De même que le Cambodge qui a signalé ses premiers cas dans un élevage de poulets près de Phnom Penh.

La présence simultanée d'épidémies de grippe aviaire dans plusieurs pays d'Asie est sans précédant historique. La situation risque même de s'aggraver, avertit l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Protéger les volailles indigènes

Face à cette situation, l’Union européenne (UE) a décidé vendredi matin d’interdire les importations de volaille en provenance de Thaïlande. Après un moment de réflexion, la Suisse a fait de même dans l’après-midi.

L'Office vétérinaire fédéral (OVF) interdit dès maintenant les importations d'oiseaux vivants, de viande de volaille, de sous-produits de volaille (les plumes, par exemple) et les oeufs en provenance de la Thaïlande et de la Chine.

Cette mesure prise par l'OVF a un caractère préventif. «Nous interdisons l’importation des poulets asiatiques pour protéger les poulets suisses, explique son porte-parole Marcel Falk. Nous n’avons pas connu de grippe aviaire depuis 1930. Il est très important que cela continue.»

«Notre interdiction concerne également la Chine, car certains bruits font déjà état d'une contamination dans ce pays», précise encore le porte-parole.

L'OMS a salué la décision de la Suisse et de l'UE, tout en précisant qu'il n'était pas dangereux de manger du poulet.

Une viande sans danger

«Nous prenons cette mesure seulement pour protéger les volailles, poursuit le porte-parole de l’OVF. Chez l’homme, la grippe aviaire n’est dangereuse que lorsque des personnes sont en contact avec une volaille contaminée. C’est dangereux si la bête souffle sur vous ou si vous touchez ses excréments.»

Ces propos sont confirmés par Dick Thompson, porte-parole de la section maladies de l’Organisation mondiale de la santé.

«Le virus est tué lors de la cuisson de la viande. Ce n’est donc pas une maladie transmissible par les aliments. Le seul danger provient d’un contact direct avec les volailles ou avec les zones où elles vivent.»

L’OMS suit cependant de très près l’évolution de l’épidémie en Asie. «L’apparition de la grippe aviaire nous concerne tous, explique Dick Thompson. Notre plus grande peur, c’est que le virus de la grippe aviaire puisse se combiner avec celui de la grippe humaine et être ainsi transmis de personne à personne.»

Peu de volaille asiatique sur les étals

L’Office vétérinaire fédéral et l’Office fédéral de la santé publique assurent que la Suisse n’importe pas de volailles vivantes d’Asie.

Par ailleurs, même morte, la volaille asiatique est devenue plus rare sur les étals suisses. En effet, depuis environ deux ans, les deux principaux distributeurs nationaux préfèrent se fournir ailleurs.

«Depuis le 22 février 2002, nous n'importons plus de poulet depuis l'Asie, explique Karl Weisskopf, porte-parole de la Coop. Nous avions pris cette décision suite à l’affaire des poulets chinois aux antibiotiques.»

Et l’autre grand distributeur suit la même politique. «Le poulet qui se retrouve dans nos magasins vient principalement de Suisse, mais aussi de Hongrie, Pologne, France et Danemark», indique Urs Peter Naef, porte-parole de Migros.

Etant donné que la grippe aviaire ne peut se transmettre que par un contact direct avec un animal vivant, la Suisse semble donc ne courir aucun risque. On peut donc se demander à quoi rime l’interdiction d’importation décrétée vendredi.

Il s’agit, semble-t-il, d’une mesure à caractère psychologique. Il convient de rassurer des consommateurs devenus très sourcilleux sur la qualité des aliments depuis les affaires de la vache folle ou encore du poulet aux antibiotiques.

swissinfo et les agences

Faits

Les importations suisses l’an dernier:
5000 tonnes de viande de poulet de Thaïlande
500 tonnes de viande de volaille de Chine
16 tonnes de plumes de Chine

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En bref

- L’épidémie de grippe aviaire (ou grippe du poulet) s’est déclenchée dans des pays de l’Asie du Sud-Est (Vietnam, Corée du Sud, Japon et Taïwan).

- Aucun cas n’est en revanche signalé en Suisse ou dans les pays qui importent de la viande de poulet d’Asie du Sud-Est.

- L’Office fédéral de la santé publique a toutefois ouvert une ligne téléphonique pour les personnes qui entendent se rendre dans les pays touchés par l’épidémie. Le numéro est: 031/ 322.21.00.

- L’Organisation mondiale de la santé suit l’épidémie de près. Elle craint qu’une mutation génétique permette au virus H5N1 (le responsable de la grippe aviaire) de se transmettre entre humains.

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