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La Suisse s'implique dans la lutte contre le trafic de diamants

Des chercheurs de diamants, en Sierra Leone.

(Keystone)

La Suisse participe jusqu'à vendredi à une conférence consacrée à la lutte contre le trafic illégal des diamants, trafic qui alimente les caisses des chefs de guerre en Afrique. La certification des diamants apparaît comme une première étape.

Dans le commerce mondial des diamants, la Suisse fait figure de géant, avec des importations de plus de deux milliards de francs suisses par année. Cela la place au troisième rang, derrière la Grande-Bretagne et la Belgique. Ce montant ne comprend pas l'activité des ports francs, qui ont valu à la Suisse de graves accusations de la part des Nations Unies.

La conférence de Bruxelles poursuit le processus dit de Kimberley, qui vise principalement à mettre en place un système international de certification de diamants. Une cause chère à la Belgique, doublement impliquée en raison de la place d'Anvers et de ses liens historiques avec l'Afrique.

La Suisse soutient cette démarche. Othmar Wyss, chef de la section Contrôle à l'exportation et sanctions au Secrétariat à l'économie, est à Bruxelles pour le faire savoir. Mais pour lui, la certification ne résoudra pas définitivement le problème du trafic illégal et de ses implications dans les conflits armés.

La certification complique le trafic, elle ne l'empêche pas totalement. D'où la position suisse qui consiste à soutenir la certification, mais à proposer d'autres mesures comme la lutte contre la proliférations des armes légères.

La Suisse pourra aussi faire valoir son amélioration des contrôles douaniers dans les ports francs des aéroports de Genève et Zurich. Il s'agit d'exiger des inventaires précis et des déclarations de provenance des lots de diamant. Ces mesures sont en vigueur depuis la mi-mars. Selon Othmar Wyss, il est trop tôt pour établir un premier bilan.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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