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La Suisse salue l'arrestation de Slobodan Milosevic

Le feu est désormais passé au rouge pour Slobodan Milosevic.

(Keystone Archive)

Slobodan Milosevic s'est rendu dimanche à l'aube à la justice de son pays après plusieurs heures de négociations. La Suisse se félicite de cette arrestation qui ramène la Yougoslavie dans le cercle des démocraties.

L'ancien président yougoslave a été arrêté sous la présomption d'abus de pouvoir et de malversations financières. De tels délits sont passibles d'une peine d'emprisonnement de quinze ans. En revanche, personne à Belgrade ne parle de livrer pour l'heure Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international (TPI).

Selon la loi serbe et yougoslave, le juge d'instruction doit décider dans un délai de 72 heures si l'ancien dictateur sera maintenu en détention préventive après un premier interrogatoire.

Ce pourrait bien être le cas. En effet, une dizaine d'anciens proches de Slobodan Milosevic, arrêtés ces derniers jours, ont été maintenus en détention pour un mois.

Le ministre serbe de l'Intérieur, Dusan Mihajlovic, a toutefois précisé que l'ancien dictateur bénéficierait de tous les droits «légaux et démocratiques» qu'il a refusés à ses adversaires pendant qu'il était au pouvoir.

La Suisse salue l'arrestation de l'ancien maître de Belgrade. «C'est un pas très important dans le processus qui vise à ramener la Yougoslavie dans le cercle des pays démocratiques et qui respectent l'Etat de droit», a déclaré Joseph Deiss, ministre suisse des Affaires étrangères.

Actuellement en déplacement en Algérie, le chef de la diplomatie helvétique a encore ajouté que l'arrestation de l'ancien président confirme l'espoir placé dans le nouveau gouvernement yougoslave.

La Suisse estime que Belgrade doit désormais coopérer avec le TPI. Berne n'entend cependant pas faire de l'extradition de Slobodan Milosevic vers La Haye une condition à son aide à la Yougoslavie, précise Joseph Deiss.

La plupart des capitales occidentales se félicitent également de la capture de Slobodan Milosevic. Elles soulignent qu'il s'agit d'un premier pas avant son extradition vers La Haye. Les anciennes républiques yougoslaves, conduites à la guerre par la politique de l'ancien dictateur, font naturellement aussi part de leur satisfaction.

Seul bémol notable, celui de la Russie, alliée traditionnelle de la Serbie. Moscou a prévenu que toute pression de l'étranger visant à obtenir le transfert au TPI de Slobodan Milosevic peut affaiblir la démocratie à Belgrade.

swissinfo avec les agences


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