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La Suisse se défend de fermer les yeux sur l'argent sale

Trafic Suisse UE

(swissinfo.ch)

Les frontières suisses voient passer un grand nombre de transports de fonds suspects. C´est ce qu´indique un rapport confidentiel de l´Union européenne révélé par le journal Le Temps. Selon la Suisse, cela n´indique pas une attitude laxiste.

Selon le rapport cité par Le Temps, l'Union européenne a recensé en six mois plus de 20 000 transports de fonds suspects à ses frontières extérieures et intérieures. 258 ressortissants suisses ont été impliqués. La Suisse figure en bonne place, si l'on peut dire, dans les classements des pays tiers: quatrième pays d'origine, derrière l'Egypte, l'Albanie et l'Algérie, troisième pays de destination derrière le Sénégal et le Mali.

Pour Alessandro Buttice, porte-parole de l'Office de lutte contre la fraude de l'Union européenne, «les relations avec les autorités judiciaires suisses sont généralement très bonnes», mais la législation helvétique «présente des lacunes». C'est le cas en particulier dans la lutte contre la fraude contre les intérêts financiers de l'Union, «principale préoccupation» de l'OLAF. Ce problème est au centre du mandat de négociation récemment adopté par la Commission, qui dénonce l'ampleur du trafic de cigarettes organisé depuis la Suisse. Or la fraude, la circulation de l'argent sale et son blanchiment sont intimement liés.

Du côté de l'administration suisse, on se défend d'être une destination idéale pour l'argent sale. Dieter Leutwyler, porte-parole du Département des finances, note que la Suisse «ne peut pas empêcher des gens d'apporter de l'argent». En effet sa législation ne fixe pas de limite dans l'importation de devises, à l'image de bon nombre de pays de l'Union européenne.

Le filtre, pour Dieter Leutwyler, doit se situer au niveau des banques. Celles-ci ont l'obligation d'identifier leurs clients. Et en cas de doute sur la provenance d'une valise remplie de billets, elle doit annoncer le cas aux autorités compétentes. Cette obligation de diligence est d'ailleurs saluée comme un modèle par les partenaires de la Suisse.

Thierry Zweifel, Bruxelles

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