La Suisse se mobilise pour l'Afghanistan

Médecins sans frontières, et notamment sa section suisse, est arrivé rapidement sur place. Keystone

L'aide s'organise après les séismes qui ont frappé l'Afghanistan. Et la contribution suisse ne se limite pas à la collecte de la Chaîne du Bonheur.

Ce contenu a été publié le 28 mars 2002 - 09:02

Après la première secousse survenue dans la nuit de lundi à mardi, la terre a continué de trembler jusqu'à mercredi dans la région de Nahrin.

Située au pied de l'imposant massif de l'Hindu Kush, à 200 kilomètres au nord de Kaboul, cette zone subit un nouveau calvaire. Et ceci après vingt ans de guerre, qui ont culminé ces derniers mois avec les affrontements entre taliban et forces de l'Alliance du Nord.

Pour l'heure, les bilans disponibles restent provisoires. Les estimations varient entre 1000 et 2000 morts. Dans la journée de mercredi toutefois, un responsable des Nations Unies parlait d'un bilan final bien plus lourd, qui pourrait friser les 5000 victimes.

Les secousses à répétition ont presque complètement détruit la ville de Nahrin (25 000 habitants). Et les mauvaises surprises pourraient venir des villages alentour.

Situés sur les contreforts de la montagne, ces villages sont particulièrement difficiles d'accès, notamment en raison des champs de mines, vestiges des guerres qui ont ravagé la région.

L'aide s'organise rapidement

La communauté internationale a réagi rapidement à ce nouveau drame. Et, sur place, les agents de l'ONU estimaient mercredi que les besoins immédiats étaient couverts ou le seraient dans les prochains jours.

Dans cette région accidentée et passablement isolée du reste du pays, le problème numéro un reste celui des transports, tant pour acheminer l'aide que pour évacuer les blessés graves sur des hôpitaux dignes de ce nom.

Les agences spécialisées de l'ONU, le gouvernement afghan et les troupes internationales actuellement stationnées en Afghanistan ont ainsi mis leurs hélicoptères à disposition.

Pas de sauveteurs suisses

Côté suisse, la Direction du développement et de la coopération (DDC) a immédiatement débloqué une somme de 200 000 dollars pour les mesures d'urgence. Afin de participer à l'analyse de la situation, la DDC a également dépêché sur place ses experts stationnés à Kaboul et au Pakistan.

Par contre, Berne a renoncé à envoyer sur place la Chaîne de sauvetage suisse. En effet, dans les ruines de maisons basses, comme celles que l'on rencontre dans cette région, les chiens des sauveteurs suisses ne serviraient pas à grand chose.

«On retrouve plus facilement des rescapés dans les ruines d'immeubles plus élevés, car leur effondrement laisse souvent de nombreux espaces de survie», explique Joachim Ahrens, porte-parole de l'Aide humanitaire à la DDC.

Les ONG montent au front

Les ONG helvétiques sont, elles aussi, engagées sur le terrain. Dès les premières heures suivant la catastrophe, Médecins sans frontières (MSF) Suisse a installé à Nahrin un poste de santé pour prendre en charge les blessés.

De son côté, Caritas a débloqué 100 000 francs pour l'aide d'urgence et a décidé de détourner l'un de ses camions de vivres (prévu pour Herat) sur la région sinistrée. L'entraide protestante (EPER) achemine, quant à elle, sur Nahrin de la nourriture et des vêtements qui étaient stockés ailleurs en Afghanistan.

Enfin, la Croix-Rouge suisse a décidé d'engager une somme de 100 000 francs pour l'aide d'urgence. Et la Chaîne du Bonheur a ouvert une collecte pour les victimes du séisme. Comme d'habitude, les dons seront répartis entre les différentes organisations actives sur le terrain.

Les dons peuvent être adressés au CCP 10-15000-6, mention «Afghanistan».

swissinfo/Marc-André Miserez

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