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La Suisse se prépare à contrer toute «cyber attaque»

Laurent Carrel et Anne-Marie Huber-Hotz ont présenté mardi l'exercice INFORMO 2001.

(Keystone)

L'informatique représente la force, mais aussi le talon d'Achille des pays modernes. Une attaque informatique pourrait en effet avoir des conséquences graves. Pour se prémunir contre tout danger, les milieux politiques et économiques suisses participeront à un exercice commun.

L'exercice INFORMO 2001 se déroulera à Schwarzenburg du 13 au 15 juin. Placé sous l'égide de la chancelière fédérale, Anne-Marie Huber-Hotz, il réunira quelque 150 participants. Parmi eux, 60% proviennent du monde économique, 30% du secteur public et 10% des milieux scientifiques.

L'exercice permettra aux participants de se familiariser avec la gestion de crises survenant dans le secteur informatique. «Mais l'objectif principal est de promouvoir une unité de pensée et une collaboration entre l'administration et les milieux économiques et de définir les compétences de chacun», déclare le professeur Laurent Carrel, chef du projet INFORMO.

Pendant l'exercice, il est prévu de créer un état-major civil qui regroupera des représentants de la Confédération et des milieux économiques. INFORMO montrera ainsi si la création d'un tel état-major se justifie et si la manière d'organiser la collaboration entre l'Etat et les milieux économiques est pertinente.

Un scénario fictif a d'ailleurs été spécialement préparé pour l'occasion. En 2005, l'informatique s'est encore développée et la plupart des systèmes fonctionnent en réseau. A Zurich, la Suisse organise une conférence internationale sur le thème des questions économiques mondiales. Mais des opposants font tout pour saboter le rendez-vous au niveau de la sécurité et de l'information.

Ce scénario n'est pas sans rappeler le piratage des données lors du dernier Forum économique de Davos. Laurent Carrel précise toutefois que le thème de l'exercice a été mis au point avant le forum.

D'ailleurs, les spécialistes ne sont pas d'accord sur l'ampleur des menaces informatiques. «Pour certains, l'énoncé des risques est très exagéré, alors que pour d'autres, la menace est bien réelle. Nous avons donc beaucoup discuté pour trouver un scénario qui se situe à mi-chemin entre ces deux opinions», explique Laurent Carrel.

L'exercice coûtera environ 280 000 francs. Les conclusions seront rédigées dans un document stratégique sur la sécurité des infrastructures de l'information.

Olivier Pauchard, Palais fédéral


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