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La Suisse termine son Euro par une victoire

(Keystone)

Dernier match et ... premier succès pour l'équipe de Suisse qui a réussi à battre (2-0) le Portugal dimanche au stade Saint-Jacques de Bâle. Présent sur place, swissinfo analyse cette ultime rencontre disputée par les internationaux à croix blanche avec l'ancien international et entraîneur Umberto Barberis.

Les Suisses avaient promis de 'tout donner', une dernière fois, contre le Portugal. Pour sortir de leur Euro la tête haute et en offrant à leurs supporters une victoire ou, du moins, un match nul. Mais aussi pour dire convenablement 'au revoir' à leur entraîneur, Köbi Kuhn, qui les dirigeaient pour la 73ème et dernière fois.

Et bien les Suisses ont tenu parole... avec parfois un peu de chance (lorsque par deux fois les Portugais ont touché la barre transversale ou les poteaux du gardien helvétique ou sur un but lusitanien annulé pour hors-jeu discutable) mais aussi beaucoup d'abnégation et de courage.

Par deux fois, Hakan Yakin a fait chavirer un stade Saint-Jacques, tout de rouge et de vert, de bonheur. A la 71ème minute de jeu en plaçant un ballon entre les jambes du gardien Ricardo. Puis, dix minutes plus tard en transformant victorieusement un penalty.

Scènes de liesse et embrassade sur le banc suisse. Images malheureusement trop rares et bien tardives. De quoi, peut-être, nourrir quelques regrets. Mais la victoire n'est-elle pas plus belle lorsqu'elle est vaine?

Car c'est bien cette première victoire d'une équipe de Suisse en phase finale d'un Championnat d'Europe que l'histoire retiendra. Sortir la tête haute, disaient-ils. A tout prix! Et tant pis si cette dernière rencontre avait tout du match de gala.

Fin de rencontre. Tour d'honneur des internationaux à croix blanche avec une banderole: Merci Köbi! Pour les deux phases finales de championnat d'Europe et le Mondial allemand d'il y a deux ans. Et le stade de chanter à tue-tête 'Köbi National'

Un Portugal B

De leur côté les Portugais sont sortis bien vite de la pelouse. La tête un peu basse, mais pas trop!

Assurés de terminer en tête du groupe A à la faveur de leurs deux victoires contre la Turquie (2-0) et la République tchèque (2-1), les Lusitaniens n'ont certes pas bradé leur troisième sortie européenne face au pays organisateur. Mais ils n'ont pas aligné non plus la meilleure équipe possible.

Assez logiquement, l'entraîneur brésilien de la Selecção, Luiz Felipe Scolari a bien laissé au repos plusieurs de ses stars telles Cristiano Ronaldo, Deco, Simão, Ricardo Carvalho ou Nuno Gomes.

Mais même avec une nouvelle attaque, un nouveau milieu de terrain et défense remaniée; même avec des joueurs 'remplaçants' – parfois de grande valeur avec Nani (Manchester United) ou Quaresma, (FC Porto) - ce 'Portugal B' avait belle allure et aurait pu l'emporter!

La «Der» de Zubi

Avec un brin de réussite et peut-être, et aussi sans les arrêts décisifs du gardien helvétique Pascal Zuberbühler... Poussé sur le banc des remplaçants par Diego Benaglio lors des rencontres face à la Turquie et à la République tchèque, Zubi était de retour dans les buts suisses pour cette ultime partie.
«Si le coach décide de me titulariser, je serai prêt!» A sa manière – et par presse interposée - le géant thurgovien s'était rappelé au bon souvenir de l'entraîneur Köbi Kuhn après la défaite helvétique contre la Turquie.

Une affirmation en forme de doléance... finalement entendue. Pascal Zuberbühler quitte donc la Nati sur la pelouse; lui qui n'avait encaissé aucun but durant les quatre matches que la Suisse avait disputés il y a deux ans lors de la Coupe du monde en Allemagne.

Hué et sifflé par une partie du public au début du match, l'ancien gardien du FC Bâle a vite retrouvé la confiance des supporters en effectuant plusieurs parades décisives. Et une fois de plus, il n'a pas reçu de buts.

L'analyse de Bertine Barberis

«La titularisation de Zubi est un cadeau. Il faut être clair. Mais ce gardien porte la chance et j'aurais bien voulu le voir à l'œuvre quand dans un match avec un véritable enjeu. Car il faut bien le reconnaître, si le Portugal avait dû jouer la qualification et avait aligné l'équipe A, la Suisse n'aurait certainement pas eu droit au chapitre», tempère l'ancien international et entraîneur Umberto «Bertine» Barberis.

Et le consultant pour le compte de swissinfo durant tout l'Euro de poursuivre: «Je comprends l'entraîneur Luiz Felipe Scolari. Il voulait a tout pris éviter que ses meilleurs joueurs se blessent durant une partie sans enjeu ou reçoivent un carton qui les empêche de jouer les quarts de finale, ici, à Bâle.»

«Cette victoire helvétique est bien pour les joueurs, l'entraîneur et le public qui est formidable et prêt à tout pardonner. C'est aussi bien pour le pays organisateur», conclut-il.

Reste que pour les Suisses, l'Euro s'arrête donc ici. Comme la carrière de Köbi Kuhn à la tête de l'équipe de Suisse. Prochaine échéance sérieuse, les matches de qualification pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud, dès le mois de septembre.... et avec l'Allemand Ottmar Hitzfeld comme entraîneur. Une autre histoire.

swissinfo, Mathias Froidevaux à Bâle

Groupe A - Qualification de la Turquie

En perdant contre la République tchèque (0-1) et face à la Turquie (1-2) cette année, les Suisses étaient éliminés de la course aux quarts de finale du groupe A avant même le dernier match contre le Portugal.

Dimanche à Genève, la Turquie et la République Tchèque se sont disputés la deuxième place qualificative du groupe A pour les quarts de finale (derrière le Portugal déjà qualifié).

Et c'est la Turquie qui est sortie 'vainqueur' de ce duel sur une victoire par 3 à 2. Un duel pour le moins disputé: la République tchèque menait encore 2 à 0 à la 62e minute!

Les points:

Portugal: 6
Turquie: 6
République tchèque: 3
Suisse: 3

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Suisse-Portugal: les chiffres

Le match Suisse–Portugal de dimanche à Bâle était la première rencontre entre les deux pays dans un tournoi majeur. Le Portugal avait dominé les derniers duels, avec trois victoires et trois nuls au cours de leurs six dernières rencontres.

La dernière victoire de la Suisse face au Portugal remontait à un match amical disputé à Lugano en mars 1982 (victoire 2-1 grâce à des buts de Gianpietro Zappa à la 42e minutes et d'André Egli à la 62e).

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