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La Swisscoy peut mieux faire au Kosovo

Un bilan qui tombe au moment où Samuel Schmid rend visite aux forces de maintien de la paix de Finlande.

(Keystone)

Depuis son engagement au Kosovo dans le cadre de la force de paix internationale (KFOR), la Swisscoy se montre efficace. Mais selon le Contrôle fédéral des finances (CDF), son fonctionnement et sa gestion peuvent encore être améliorés.

En activité depuis 1999, le contingent de la Swisscoy - comptant au maximum 160 soldats - appuie les Autrichiens dans de nombreux domaines. Ces jeunes recrues effectuent de nombreuses tâches: construction de ponts, de routes, distribution d'eau et transports.

Les activités du contingent ont été passées au peigne fin par le Contrôle fédéral des finances. Cet organe s'est particulièrement intéressé aux aspects financiers (gestion, comptabilité, ressources), mais le fonctionnement, la collaboration avec les civils ont aussi été étudiés.

«Globalement, les activités du contingent reçoivent de bonnes notes», explique Armin Vuillemin du CDF. Surtout, celles concernant les constructions de ponts, principale activité de la Swisscoy». Le CDF a noté également les excellents rapports entre les organisations civiles et les autorités militaires.

Ces bons points tombent à pic, au moment où le conseiller fédéral Samuel Schmid, en visite officielle en Finlande, a la possibilité d'observer les forces de maintien de la paix de ce pays, ainsi que ses méthodes de formation. Selon le Conseiller fédéral, les Suisses pourraient s'inspirer de cette expérience.

En revanche, la Swisscoy pourrait faire des progrès dans de nombreux secteurs, comme la gestion, la comptabilité et les contrôles internes. «Ces conseils font partie de notre travail, ajoute M.Vuillemin. Nous n'avons pas de grands griefs à formuler, mais une meilleure organisation de la gestion et de la comptabilité peuvent faire économiser encore plus d'argent».

«Nous acceptons ces critiques avec intérêt, explique Philippe Zahno, porte-parole de l'Etat-major général de l'armée. Car, c'est la première fois que nous avons la possibilité d'avoir un bilan sur la Swisscoy».

Ces critiques sont forcément prises au sérieux. Il faut dire que le contribuable a payé 52 millions pour les 18 premiers mois de présence au Kosovo. Et il paiera encore 27 millions pour l'an 2001.

«Néanmoins, nous constatons que ces conseils ne concernent pas les infrastructures lourdes, mais de petits domaines, ajoute Philippe Zahno. Ce qui ne devrait pas poser de problème pour amener des corrections».

Et Philippe Zahno de préciser: «avec Armée XXI, par exemple, les achats vont se centraliser, et de nombreuses économies pourront se réaliser dans le domaine de la gestion».

Pour le porte-parole de l'Etat-major, le bilan de la Swisscoy - une grande première en matière de présence suisse à l'étranger - est positif. D'où la nécessité de donner suite aux remarques du CDF.

Car, «si la gestion du contingent se fait de manière très stricte, il sera alors facile de donner plus d'argent pour le maintien de la paix et dans les infrastructures», conclut Philippe Zahno.

Jean-Louis Thomas


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