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La terre sous haute surveillance

(Catalogue des tremblements de terre en Suisse)

A Zurich, le Service sismologique suisse (SED) surveille l’activité sismique en Suisse et dans le monde.

Ce recensement statistique permet de tenir à jour la carte du danger sismique, région par région, accessible sur Internet.

La nuit du 22 juin à 1 h. 10, l’alarme du Service sismologique suisse (SED) s’est déclenchée. L’ordinateur central a détecté un tremblement de terre d’une magnitude de 3,8 degrés sur l'échelle de Richter dans la région de Bâle. Pas de dégât mais l’onde de choc a été ressentie jusqu'à Berne et à Zurich.

Le 23 février, c’était une occurrence de 5,1, dont l'épicentre se situait cette fois en France, dans la région de Besançon. Là encore, plus de peur que de mal. Et ainsi de suite.

«Notre centrale de dépouillement enregistre et transmet en continu tous les signaux, petits et grands», explique Nicolas Deichmann, responsable du SED.

Recensement statistique

Installé depuis 1956 à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, le SED est chargé de la surveillance de la sismicité en Suisse et dans les régions limitrophes.

Depuis 1975, il exploite un réseau d’une trentaine de sismomètres très sensibles répartis dans tout le pays, qui ont signalé plus de 6000 occurrences depuis lors.

Il existe également un réseau de 7 stations supplémentaires dans le nord de la Suisse, dont les données sont enregistrées localement.

En outre, quelque 60 accélérographes enregistrent depuis quelques années les accélérations sismiques également ressenties par la population. Plusieurs grands barrages alpins ainsi que les centrales nucléaires sont également équipés de leurs propres accélérographes, sécurité oblige.

Mise à jour

Plus récemment, le SED a créé un Catalogue de tremblements de terre de la Suisse (ECOS) qui réunit et homogénéiser toutes les données disponibles, y compris les sources historiques.

Avant l’introduction des méthodes de mesure moderne (dont la plus connue est l’échelle ouverte de Richter dans les années 1920, les sismologues ne disposaient que de témoignages ou de récits pour recenser les secousses.

«Deux historiennes ont fait l’inventaire des sources de tous les tremblements de terre en Suisse et à l’étranger qui ont produit des dégâts signifiants depuis 1878», poursuit Nicolas Deichmann.

Ce qui a permis aux spécialistes d’évaluer leur champ d’intensité avec les méthodes modernes et de compléter la base de données.

Surveillance planétaire

Ce recensement statistique permet aux quelque 40 collaborateurs du SED de tenir à jour la carte du danger sismique, région par région, accessible sur Internet.

Elle est vitale pour la construction et l’adaptation des bâtiments aux normes parasismiques.

Mais les sismologues suisses sont aussi à l’affût de toute la croûte terrestre. «Nous sommes en contact continu et en temps réel avec nos collègues du monde entier et partageons nos informations», ajoute Nicolas Deichmann.

En cas d’alerte majeure, en Suisse ou ailleurs, c’est le SED qui prévient les responsables du Corps suisse d’aide humanitaire, lequel décide ensuite d’envoyer d’éventuels secours.

swissinfo, Isabelle Eichenberger

Faits

Fondé en 1878, le SED est installé depuis 1956 à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich.
Outre sa mission de surveillance de l’activité sismique, il a également des tâches de recherche et d’enseignement.
Le Catalogue de tremblements de terre de la Suisse (ECOS), qui réunit toutes les informations est accessible en permanence sur Internet.

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