La Théorie du Kaos du rappeur Dynamike

Dynamike swissinfo.ch

Ex-Sens Unik et ex-Silent Majority, mais actuel animateur sur Couleur 3, le rappeur lausannois Dynamike sort son premier album «La Théorie du Kaos» et s'aventure dans une tournée suisse de fin février à mi-avril.

Ce contenu a été publié le 18 janvier 2001 - 09:40

Figure emblématique de la scène hip hop romande, Dynamike, fils d'ancien diplomate zaïrois, se lance dans une carrière solo, après avoir travaillé dans la production musicale Kobra, puis au sein du fameux groupe de rap Sens Unik et de la défunte mais plus expérimentale formation lémanique Silent Majority.

Le chanteur-leader de Sens Unik, Carlos, et la choriste-vocaliste, Deborah, font d'ailleurs tous deux une apparition sur la première galette sonore de Dynamike.

A 30 ans, et tout comme Just One, Dynamike sévit aussi sur Couleur 3, comme animateur, tous les soirs, dans l'émission Downtown Boogie.

L'homme par qui tout passe, Just One, est l'ingénieur du son et le producteur exécutif de l'album-CD «La Théorie du Kaos».

En tant qu'artiste, Dynamike a composé la plupart des textes et des musiques de son album. Mais Yvan (Double Pact), Lil Masta (1000 Prod), Kaze (Phonotix) et l'omniprésent Just One (Sens Unik) ont participé à la création de certains morceaux.

Les influences musicales de Dynamike? Elles vont du reggae à la soul, en passant par le funk, le rock et le jazz. «J'ai découvert le jazz sur le tard, grâce à Pierre Audétat et Eric Truffaz, respectivement clavier et trompettiste, qui gravitaient autour de Silent Majority, explique Dynamike. Et moi, en échange, je leur ai fait découvrir le hip hop.»

Mais de quoi parle au juste Dynamike dans ses textes? «C'est une synthèse musicale et poétique de toutes les influences qui m'ont façonné jusqu'à ce jour. Qu'il s'agisse des influences de la grande famille lausannoise à laquelle j'appartiens, comme des disques du monde entier que j'ai écouté à longueur de nuit.»

Plus profondément, «je cherche à savoir pourquoi et comment les uns s'intègrent dans la société alors que d'autres s'en marginalisent, explique Dynamike, quand bien même ils sont issus du même milieu socioculturel».

Manifestement attiré par un certain syncrétisme, Dynamike tente d'injecter dans son univers artistique cette dualité de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, dans laquelle se retrouve coincé, selon lui, l'individu.

Sur scène, Dynamike a choisi une formule «live» et souple en quatuor. Et ce, pour pouvoir accentuer, s'il devait en ressentir l'envie, les bases rythmiques avec de vrais musiciens. Ou, au contraire, afin d'adoucir certains passages, selon l'ambiance qui se dégagera dans les salles de concert.

Emmanuel Manzi

La tournée de Dynamike passe par Bienne, Fribourg, Genève, Berne, Winterthour, Zurich et Bâle, de mi-février à mi-avril 2001.

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