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La version estivale du hockey sur glace

Sur glace? Non, inline. Pour trouver la différence, regardez les patins.

(Keystone Archive)

Hockey sur glace ou sur terre, rink-hockey, unihockey, street-hockey roller-hockey, skaterhockey ou inlinehockey, il y a de quoi perdre son latin.

swissinfo s’est penché sur ce dernier sport, dont le championnat reprend ses droits ce week-end en Suisse.

En Suisse, l’histoire du skaterhockey, aujourd’hui inlinehockey, a probablement connu ses premiers balbutiements quelque part dans une cour d’école du Jura, de la région biennoise ou encore du Tessin au début des années 80.

Quelques bandes d’amis, chaussés d’une paire de patins à roulettes, une canne à la main et affublés de simples short et t-shirt, se disputait alors une balle en plastique pour le plaisir.

Il a fallu attendre l’année 1985, date correspondant également à la création des premiers clubs, pour que ce sport prenne une dimension plus officielle.

«Deux championnats régionaux ont vu le jour plus ou moins ensemble, explique Amaël Gschwind (29 ans), chef technique et ancien joueur du SHC Seelanders, une des deux formations biennoises militant aujourd’hui en LNA. Le premier réunissait les clubs de l’arc jurassien, le second ceux du Tessin.»

Trois ans plus tard, les frontières sont tombées. «A côté de ces deux championnats a été mis sur pied un championnat de Suisse», poursuit le Biennois. Le premier titre est revenu aux Seelanders, le suivant aussi.

De plus en plus de licenciés

Puis, tout s’est accéléré. D’une ou deux centaines de licenciés à ses débuts, l’inlinehockey en compte aujourd’hui près de 2000. «Notre sport a bénéficié de l’effet de mode de l’inline skating», se réjouit Gschwind, lui qui a été sélectionné à une douzaine de reprises avec l’équipe nationale entre 1998 et 2000.

Sur la piste, les traditionnels patins à deux séries de deux roulettes, appelés «quads» et bien que toujours autorisés, ont alors gentiment laissé leur place à ceux à quatre roues en ligne. Exit le skaterhockey, bienvenue l’inlinehockey.

La présence de hockeyeurs, qui n’hésitent plus à troquer leurs patins à l’arrivée des beaux jours, n’est pas non plus étrangère à cette augmentation des effectifs. «Le championnat ayant lieu de mars à septembre, certains profitent de la pause estivale pour s’adonner à l’inlinehockey», souligne le chef technique des Seelanders.

En deux décennies, le jeu est, lui, devenu plus physique. «Avec l’augmentation de la hauteur des bandes de dix centimètres à plus d’un mètre, les charges ont fait leur apparition même si elles sont moins violentes qu’en hockey sur glace, fait savoir le Seelandais. Conséquences: les équipements ont dû être renforcés.»

Dans un proche avenir, d’autres changements de taille pourraient survenir. «Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, comme en Allemagne, les terrains ne sont pas couverts en Suisse, déplore Amaël Gschwind. S’il pleut, la partie a tout de même lieu. A Bienne, nous envisageons d’installer un toit.»

Un sport qui divise la Suisse

Autre caractéristique de l’inlinehockey, celui-ci semble mieux se conjuguer en français et en italien. Sur les vingt équipes évoluant en ligue nationale, seules Rothrist (Argovie/LNA) et Zofingen (Argovie/LNB) ont une consonance germanophone.

Dans cette partie de la Suisse, l’unihockey (jeu en salle, sans patins et avec une balle) et le street-hockey (identique à l’inlinehockey mais sans les patins) sont plus prisés.

«La situation n’est pas désespérée, relativise toutefois Gschwind. Il existe des clubs en Suisse alémanique. Plusieurs d’entre eux ne sont toutefois pas affiliés à la Fédération suisse de inlinehockey (FSIH) et ne participent qu’à des championnats régionaux.»

Du côté est de la Sarine, l’union n’est d’ailleurs pas non plus encore atteinte. «Il existe par exemple un championnat organisé par la Fédération de skaterhockey de la Broye et régions (FSHBR), regroupant une vingtaine d’équipes et se disputant en hiver», conclut-il.

Et certaines régions, comme le Valais, sont tout simplement absentes de la carte de l’inlinehockey. Affaire à suivre.

swissinfo, Raphael Donzel

Faits

Le premier championnat de Suisse de inlinehockey, alors appelé skaterhockey, a été organisé en 1988
En 2005, une quarantaine de clubs et plus 2000 licenciés s’adonnent à ce sport
Sur les 20 équipes évoluant aujourd’hui en ligue nationale, douze sont romandes, six tessinoises et seulement deux alémaniques

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En bref

- Un terrain de inlinehockey mesure 40 mètres de long sur 20 mètres de large et doit être entouré de bandes de 100 à 122 cm de haut.

- La surface du terrain est généralement recouverte de goudron ou de béton, mais peut aussi l’être de bois ou de carrelage.

- Une partie de inlinehockey est constituée de trois périodes de 20 minutes de jeu effectif.

- Le nombre maximum de joueurs autorisés à être sur le terrain en même temps est de cinq par équipe.

- L’équipement est identique à celui d’un hockeyeur sur glace à l’exception des patins. De plus le inlinehockey se joue avec une balle en plastique dur.

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