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La vie est dure pour les petites entreprises horlogères

Trouver les pièces n'est pas toujours facile pour les petites entreprises.

(Keystone)

Les affaires ont été généralement bonnes pour les entreprises suisses, lors du dernier Salon mondial de l'horlogerie à Bâle. Mais l'aspect commercial n'est pas tout. C'est un peu l'arbre qui cache la forêt: aujourd'hui, l'horlogerie suisse est à deux vitesses...

Lorsque l'on parle de l'horlogerie suisse, on use d'un langage globalisé. Mais derrière les ventes record, il y a une dure réalité.

De fait, l'essentiel des affaires est réalisé par cinq groupes importants qui ont pour noms Swatch Group, Richemont, LVMH, Rolex et Bulgari. Ces entités, véritables montres économiques, représentent près de 85% du total des affaires.

Mais, aussi importante que soit la part de ces géants, ils ne représentent, en nombre de marques, qu'une petite minorité. L'horlogerie suisse, ce sont aussi des centaines de petits labels, souvent totalement inconnus en Suisse, mais qui tentent de survivre contre vents et marées.

Cela étant, construire des montres aujourd'hui devient de plus en plus cher et difficile, sans parler de les vendre. Les développements techniques sont si onéreux que seuls les groupes peuvent se les payer. Les approvisionnements deviennent un casse-tête chinois et c'est presque mission impossible pour pénétrer dans le réseau de vente tant l'offre est vaste et les bons magasins rares.

Dans ces conditions, - Francesco Trappani, le CEO du groupe Bulgari le soulignait récemment - il deviendra très difficile pour une entreprise horlogère de survivre, si elle ne réalise pas au moins 100 millions de francs de chiffre d'affaires par année.

Ce n'est de loin pas le cas de nombreuses petites sociétés horlogères. Dans un monde où la communication prend une importance considérable, ces entreprises modestes ne peuvent pas dégager de budgets suffisants pour s'imposer sur les marchés. Il leur reste donc les produits de niches, mais cela nécessite beaucoup d'inventivité, d'habileté et de persévérance pour se tailler une petite place à côté des grands.

Eric Othenin-Girard


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