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Vendre près de 20'000 billets au public turc n'a pas été l'idée du siècle pour Jean-Michel Aulas. Le président de Lyon s'est littéralement tiré une balle dans le pied.

Comme le patron de l'OL pouvait le redouter, le match aller des quarts de finale de l'Europa League à Décines faec au Besiktas a tourné au fiasco. Des incidents dans le stade et dans ses environs ont conduit au report de la rencontre qui a débuté avec 45 minutes de retard.

Sur la pelouse, tout s'est mieux passé pour les Lyonnais. Ils sont, en effet, revenus de nulle part pour s'imposer 2-1 sur des réussites de Tolisso à la 83e et de Morel à la 85e, lequel a exploité une erreur impardonnable du gardien Fabri pour inscrire le but de la victoire dans la cage vide.

Ce succès presque miraculeux face à un adversaire qui avait ouvert le score au quart d'heure par Ryan Babel, risque toutefois de ne pas suffire jeudi prochain à Istanbul. Dans une ambiance hostile, on voit mal comment la défense lyonnaise pourrait tenir. Surtout si le Besiktas peut compter sur le retour de Quaresma, absent au Parc OL. Si le Portugais est la "star" du Besiktas, Gökhan Inler ne tient qu'un rôle mineur. A Décines, le Soleurois n'est entré qu'à la 87e minute.

Cette rencontre a donc débuté avec 45 minutes de retard après l'envahissement du terrain du Parc OL par des supporters lyonnais. Ils ont agi de la sorte pour se protéger des pétards et projectiles jetés depuis le haut de la tribune. Des violents incidents avaient déjà éclaté plus tôt aux abords du stade entre supporters turcs et forces de l'ordre. Plusieurs mouvements de foule ont également eu lieu et les CRS ont chargé à plusieurs reprises.

Ce match aller était placé par les autorités au niveau de risque le plus élevé (4 sur 4) en raison de la présence massive des supporters turcs et de l'imminence d'un référendum en Turquie.

ATS