Le bénéfice du groupe NZZ dégringole

Le dividende sera divisé par deux à 1000 francs. Keystone Archive

Le groupe Neue Zürcher Zeitung a bu la tasse en 2001 avec un recul du chiffre d'affaires de 3,5 % en raison du recul de la publicité.

Ce contenu a été publié le 23 mars 2002 - 16:37

Si le chiffre d'affaires a reculé à 513,1 millions de francs, c'est en raison du fort recul des annonces publicitaires. Le bénéfice est «tout juste positif», à 100 000 francs, contre 50 millions en 2000.

Cette dégradation des résultats a un impact direct sur le dividende qui sera versé aux actionnaires: il sera divisé par deux, à 1000 francs. Le volume des annonces de l'ensemble du groupe (»NZZ», «St. Galler Tagblatt», «Bund») a reculé de 29 millions de francs ou de 10,5 %, a indiqué la «NZZ» dans son édition de samedi.

Les annonces contribuent pour moitié au chiffre d'affaires du groupe. Parallèlement, les coûts d'exploitation ont progressé de 5,8 % à 51,4 millions de francs. Le résultat d'exploitation a quant à lui connu «une véritable chute», selon la «NZZ», passant de 51,4 millions en 2000 à 4,6 millions l'an passé.

Le «Bund» coûte cher

La «NZZ» et le «St. Galler Tagblatt» se sont avérés rentables. La plus importante source de perte vient du groupe bernois «Bund» et du diffuseur régional Tele Ostschweiz. Les dépenses consenties pour le développement de la «NZZ Online» et de «Ticket» ont également pesé sur le résultat global du groupe.

Quant à la «NZZ am Sonntag», elle ne pèse encore que légèrement dans les comptes 2001. Ses coûts sont de un million de francs.

Coup de frein aux dépenses

La direction de la NZZ a d'ores et déjà commencé à restreindre ses dépenses, mais les répercussions ne se feront sentir que cette année. Hors impact de la «NZZ am Sonntag», le groupe indique par ailleurs s'attendre à un nouveau recul de son chiffre d'affaires cette année, le marché publicitaires restant en forte régression (- 25 % sur les deux premiers mois de l'année).

Le groupe ne cache pas que les coûts de lancement de la «NZZ am Sonntag» pèseront sur le résultat cette année et que des chiffres rouges sont possibles au niveau de l'exploitation.

Le bilan est néanmoins qualifié de «sain», les dettes portant intérêts s'élevant à 30 millions de francs seulement alors que les liquidités sont de 50 millions. Les investissments financiers se montent à 193 millions.

swissinfo avec les agences

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