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Le britannique AITI s'intéresse au pôle français de Swissair

AITI Holding est le premier investisseur à être officiellement intéressé par une reprise des compagnies françaises de Swissair Group.

(Keystone Archive)

Les repreneurs potentiels du groupe de transport aérien français en difficulté AOM-Air Liberté commencent à se manifester. Le groupe de conseil londonien AITI offre 3 milliards de FF (700 millions de francs suisses) aux actionnaires Marine Wendel et Swissair Group.

«Le groupe AITI Holding a déposé une lettre d'intérêt pour un montant de 3 milliards de FF le 18 avril», a précisé Victoire Ferrari, chargée des relations presse de AITI Holding. «Le groupe AITI Holding tient à préciser que cette offre est faite en nom propre et en aucun cas pour le compte d'un tiers opérateur».

Le syndicat CFDT d'AOM avait indiqué la semaine dernière avoir été contacté par AITI qui, selon lui, avait déposé une lettre d'intention «en collaboration» avec Virgin Express. Cette dernière, filiale du groupe britannique contrôlé par Richard Branson, avait démenti formellement être intéressée par une reprise d'AOM-Air Liberté.

Marine Wendel a confirmé à AITI Holding qu'il lui donnait accès à la «data room». Ce processus donne aux candidats accès à toutes les données, notamment économiques et juridiques, suite à la réception de la confirmation de sa lettre d'intérêt, selon AITI.

AITI Holding est le premier investisseur à se déclarer officiellement intéressé par une reprise des compagnies françaises de Swissair Group. Un membre du comité de direction du groupe rencontrera dans les prochains jours les représentants des comités d'entreprise d'AOM et d'Air Liberté, indique encore le communiqué.

«Les choses vont évoluer dans la semaine», a indiqué Mme Ferrari. AOM et Air Liberté se sont mises en quête de repreneurs potentiels après que ses actionnaires Groupe Swissair et Taitbout Antibes, détenu par Marine-Wendel d'Ernest Antoine Sellière, ont confirmé fin avril ne plus souhaiter poursuivre leurs investissements dans ce secteur d'activité.

Les deux actionnaires arrêteront de financer AOM et Air Liberté fin juin. Tentant de gagner du temps en attendant de nouveaux investisseurs, le patron d'AOM-Air Liberté Marc Rochet a annoncé le 21 mai un projet de restructuration entraînant la suppression d'un tiers des emplois.

Un plan sévère de réduction de l'activité, avec le maintien de seulement la moitié des appareils (10 DC 10 et 17 MD 83), est également prévu, tout comme la fermeture dès le 11 juin de dessertes comme Bordeaux, Marseille et Montpellier, où la concurrence avec Air France et le TGV est trop rude.

Les personnels d'AOM et Air Liberté avaient observé plusieurs jours de grève à l'issue de l'annonce de ce plan, auquel ils sont opposés.

swissinfo avec les agences


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