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Le CALCRE boude Genève

Le bouillonnant Roger Gaillard, fondateur et patron du CALCRE

(swissinfo.ch)

Cette année, l'association française «CALCRE», pour «Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition», ne fera pas le voyage du Salon du Livre de Genève. Présentation et explication.

Du 27 avril au 1er mai se tiendra le Salon international du Livre de Genève. Grand rassembleur d'éditeurs et d'écrivains, un lien important entre les uns et les autres sera pourtant absent cette année: le CALCRE, une association française créée en 1979, CALCRE pour «Comité des auteurs en lutte contre le racket de l'édition». Un nom musclé, quoique adouci depuis 1985 par une appellation plus «politically correct»: «Association d'Information et de Défense des Auteurs».

Le CALCRE travaille sur trois axes. Tout d'abord la défense des auteurs en matière de conseil, ou sur un plan juridique en cas de litige avec un éditeur.

Deuxièmement, il publie la revue «Ecrire et éditer», qui touche à tous les registres de l'écriture, de l'édition et de la publication. «La revue est placée sous l'angle d'une information qui soit à la fois utile et pratique pour les auteurs. Nous ne faisons pas d'analyse du monde de la littérature pour le grand public, mais vraiment pour un public spécifique: les écrivains francophones», précise Roger Gaillard, fondateur et patron.

Troisièmement, il propose un gros catalogue baptisé «Audace», ou «Annuaire à l'Usage Des Auteurs Cherchant un Editeur». Un guide qui mentionne plus de 1000 éditeurs de francophonie, et offre un commentaire sur leur travail. Dans le collimateur du Calcre: le compte d'auteur, ou plutôt sa version malsaine, «lorsque les éditeurs veulent diminuer leur part de risques en piochant dans la poche des auteurs. Nous sommes très sévères avec un certain nombre de maisons d'édition qui ont décidé de prendre les jeunes écrivains pour des gogos et surtout pour des banquiers».

Alors que le CALCRE a été présent à Genève pendant une dizaine d'années, pourquoi n'y vient-il plus depuis l'édition 2000? «Les prix pratiqués par le Salon de Genève sont relativement élevés, ce qui fait que d'une année à l'autre, nous retrouvons toujours les mêmes éditeurs, que maintenant nous connaissons bien. Mais nous n'y voyons pas de nouvelle petite maison d'édition, et c'est pourtant celles-ci qui nous intéressent.»

Les auteurs romands concernés par l'aide indéniablement précieuse du CALCRE se rabattront donc sur son site Internet, très riche.

Bernard Léchot


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